Les collines près de Mali, en Guinée, dévoilent chaque septembre un spectacle éclatant de couleurs grâce à leurs fleurs uniques. Mais comment ces fleurs, qui ornent les paysages vallonnés de cette région, peuvent-elles continuer à fleurir au-delà de leur beauté naturelle? Les habitants de la localité, conscients de l’importance de cette flore, cherchent des moyens de préserver ce patrimoine.
Depuis toujours, ces fleurs ont marqué le paysage des villages en altitude. Moustapha Souaré, habitant de Mali, affirme que leur histoire remonte à l’époque coloniale (1891-1946). Il raconte que les colons français, séduits par le climat doux de la région, apportaient des fleurs de leur pays. Une fois fanées, les bouquets étaient jetés à même le sol, et les graines, arrosées par la pluie, germaient, créant ainsi un tapis de couleurs variées qui persiste encore aujourd’hui.
Après le départ des colons, les fleurs ont continué à s’épanouir, parées de nuances de jaune, rouge, bleu et mauve, particulièrement visibles dans le village de Horre Fello. Mais leur disparition progressive dans d’autres endroits inquiète Moustapha : « Actuellement, il est rare de les trouver ailleurs qu’à Horre Fello », confie-t-il.
Issiagha Souaré, un autre habitant, propose de réintroduire la culture de ces fleurs. Il suggère de recueillir les graines pour les semer et ainsi perpétuer ce trésor floral. « Ces fleurs peuvent se régénérer naturellement grâce à leurs graines. Les planter de nouveau permettrait de préserver et de diffuser leur beauté à travers le village », explique-t-il. Une initiative prometteuse qui pourrait bientôt prendre racine.
La Rédaction

