L’ancien président Ali Bongo a fait diffuser dans la soirée du mercredi 18 septembre 2024, par ses avocats, une lettre ouverte dans laquelle il demande la libération de son épouse Sylvia et de son fils Nourredin, incarcérés à la prison centrale de Libreville depuis un an déjà.
Dans cette lettre de deux pages signées de sa main, Ali Bongo en appelle « à l’apaisement, à l’arrêt des violences et des tortures intentées contre ma famille, plus particulièrement mon épouse Sylvia et mon fils Noureddin et à leur libération » poursuivie pour « haute trahison contre les institutions de l’État, détournements massifs des deniers publics et des malversations financières internationales en bande organisée ». Il rappelle que sa femme et son fils déjà trop longtemps « emprisonnés pour des faits dont ils n’ont pas été reconnus coupables, bouc-émissaires d’une situation qui va bien au-delà de leur personne ».
Il a également fait cas de sa situation personnelle qu’il dit « ne pas être libre de ses déplacements » « isolés du monde extérieur, sans communications, sans nouvelles de ma famille » « soumis à surveillance quotidienne ». Il dit être conscient des insuffisances et des réalisations accomplies sous sa présidence et qu’il comprend « que malgré les réalisations effectuées sous mes mandats, trop de Gabonais souffrent encore et cela reste mon plus grand regret » écrit-il. Cela étant, il « réaffirme son renoncement définitif à toute ambition nationale » comprenant « la volonté des citoyens de souhaiter de nouveaux responsables politiques ».
Dans cette lettre, Ali Bongo demande à son pays, ses dirigeants et ses concitoyens de ne pas céder à la vengeance contre sa famille, en forme de mea culpa.
La Rédaction

