Au Nigeria, dans la nuit du 10 septembre, les fortes pluies torrentielles ont causé la destruction du barrage d’Alau, ce qui a occasionné une importante montée des eaux.
Les services de secours estiment que la ville est dévastée à 40 % et le bilan continue de prendre de l’ampleur. Maiduguri, capitale de l’État de Borno, a été particulièrement touché. Après la rupture du barrage d’Alau, sur la rivière Ngadda, à 20 kilomètres au sud de Maiduguri, les eaux sont montées en quelques secondes.
L’agence Nationale de la Gestion des urgences (NEMA) a déclaré que plus de 400 000 personnes ont été déplacées et 30 corps ont été retrouvés sans vie. Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés au Nigeria, depuis plus de 14 ans, l’État de Borno est témoin de graves inondations. Selon Zubaida Umar, directrice générale de la NEMA, la ville est dévastée à 40 % environ. « Nous secourons encore des gens et, en définitive, il pourrait y avoir un million de déplacés », a-t-elle averti, sur la chaîne de télévision BBC en haoussa.
« Nous avons décidé d’allouer 10 000 nairas à chacun des chefs de famille, hommes et femmes. Ensuite, nous distribuerons de la nourriture et des produits non alimentaires à tout le monde », a quant à lui, déclarer Babagana Umara Zulum, gouverneur de l’État de Borno, en visite, mercredi, dans l’un des camps de déplacés dressés par la NEMA. « Maintenant nous devons reconstruire et renforcer le barrage, et augmenter sa capacité », a-t-il ajouté.
Le Niger, le Tchad, le Burkina Faso ou encore le Soudan pour ne citer que ces pays connaissent aussi de graves inondations au cours de cette année.
La Rédaction

