Les États-Unis ont récemment réévalué leur stratégie militaire en Afrique de l’Ouest, notamment à travers le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom). Alors que l’attention se porte désormais davantage sur les pays côtiers, les discussions avec les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) se poursuivent malgré les tensions.
Le retrait des troupes américaines du Niger, demandé par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), s’est déroulé sans accroc, a précisé le général Michael Langley, commandant de l’Africom, lors d’une conférence de presse. Le mois dernier, la dernière base militaire américaine à Agadez a été fermée. Depuis le coup d’État au Niger l’an dernier, les relations entre Niamey et Washington se sont détériorées, avec la dénonciation en mars de l’accord de coopération militaire, tandis que le Niger s’est rapproché de la Russie.
Le général Langley a toutefois souligné que les États-Unis restaient en dialogue avec les pays de l’AES, notamment le Niger, le Mali et le Burkina Faso, en vue de définir la suite de la coopération. Une délégation américaine a même visité Niamey la semaine dernière pour maintenir ce canal de communication.
Concentration sur les États côtiers
En parallèle, les États-Unis intensifient leurs discussions avec plusieurs pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, tels que la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Bénin. Ces nations font face à des menaces croissantes des groupes terroristes, notamment du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et de l’État islamique, qui étendent leur influence depuis le Sahel vers le sud.
Pour répondre à ces menaces, Washington cherche à renforcer des partenariats avec des pays jugés plus ouverts à une coopération militaire, en adaptant les accords aux besoins spécifiques de chaque pays. Le général Langley a expliqué que des visites récentes dans ces pays avaient permis d’évaluer les formes de soutien appropriées pour lutter efficacement contre le terrorisme.
La Rédaction

