Le second mandat du Président ghanéen Nana Akufo-Addo, obtenu en 2020 a été marqué par de nombreux défis économiques et politiques. D’une part, le pays fait face à une détérioration de l’économie et à une chute du cédi, la monnaie locale, par rapport au dollar américain. D’autre part, le président subit les attaques de l’opposition, notamment du Congrès Démocratique National (NDC), qui le tient pour responsable de la crise financière que traverse le pays.
Le gouvernement attribue la dépréciation du cédi à des facteurs externes, comme la pandémie de COVID-19 et la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Cependant, John Mahama, candidat du NDC aux prochaines élections, juge ces raisons infondées. Selon lui, l’incapacité d’Akufo-Addo à stabiliser la monnaie et à relever les défis économiques est un signe clair que son gouvernement n’est plus apte à diriger et qu’un changement radical est nécessaire à la tête du pays.
Le taux de change actuel, dépassant les 16 GH¢ pour un dollar américain, suscite de nombreuses inquiétudes quant au niveau de vie des Ghanéens. Mahama a exprimé sa frustration face à cette situation, rappelant qu’en 2017, lors de la prise de pouvoir d’Akufo-Addo, le taux était de seulement 4 GH ¢ pour un dollar.
Le NDC, toujours tient le président sortant pour responsable du marasme économique dans lequel se trouve le pays et demande sa démission, ainsi que le boycott de tout son système, y compris du candidat du NPP, Mahamudu Bawumia, l’actuel vice-président, lors des élections de décembre prochain.
La Rédaction

