Après cinq années de mise en œuvre, le Togo lance une révision ambitieuse de sa stratégie nationale pour la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). L’ouverture officielle de cette démarche s’est tenue lundi 6 octobre à Lomé, dans un cadre réunissant responsables gouvernementaux, opérateurs économiques et experts en commerce international.
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Soutenue par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), cette initiative vise à aligner la stratégie nationale sur les évolutions récentes du commerce intra-africain et à renforcer l’implication du secteur privé dans la dynamique continentale. Pendant cinq jours, les participants examineront les enseignements tirés de la première phase de mise en œuvre, analyseront les obstacles rencontrés et identifieront les opportunités concrètes pour accroître la compétitivité du Togo. L’accent sera mis sur des secteurs clés comme l’agroalimentaire, l’industrie légère et les services, avec un objectif clair : permettre aux entreprises togolaises de mieux se positionner face aux flux commerciaux africains.
« Cette révision marque un tournant stratégique pour le pays, car elle permet d’ajuster notre approche aux réalités économiques actuelles et de préparer nos acteurs à tirer pleinement profit du marché unique africain », a souligné Vinyo Koffi Mensah, directeur de cabinet du ministère du Commerce. Il a rappelé que l’intégration dans la ZLECAf n’est pas seulement une question de formalités, mais un levier concret de croissance pour les entreprises locales.
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Depuis son lancement officiel en 2019, la ZLECAf s’est imposée comme un projet phare de l’intégration africaine. Elle ambitionne de créer un marché unique de 1,4 milliard de consommateurs et de multiplier les échanges entre pays africains, ouvrant la voie à de nouvelles chaînes de valeur et à des partenariats stratégiques. Pour le Togo, l’enjeu est double : renforcer sa position commerciale régionale et stimuler l’investissement dans des secteurs porteurs, tout en surmontant les défis logistiques et réglementaires qui freinent encore la fluidité des échanges.
La rencontre de Lomé reflète également la volonté du pays de placer le dialogue public-privé au cœur de sa politique commerciale, en intégrant les retours d’expérience des opérateurs économiques pour ajuster ses mécanismes de soutien et de formation. Une étape essentielle pour que la participation du Togo à la ZLECAf ne se limite pas à un engagement sur le papier, mais se traduise par un impact tangible sur le terrain.
La Rédaction

