Le Premier ministre sénégalais plaide pour une intégration renforcée de la région, condition selon lui indispensable pour émerger sur la scène internationale
Depuis Ziguinchor, où il a célébré la prière de la Korité, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonkoa réaffirmé sa vision d’une Afrique de l’Ouest plus intégrée, capable à terme de s’imposer comme un pôle de puissance sur la scène internationale.
Une ambition régionale assumée
S’exprimant devant la presse, le chef du gouvernement a estimé qu’un État, même de petite taille, peut se développer, mais qu’il ne peut prétendre à la puissance en restant isolé. Selon lui, les équilibres mondiaux actuels sont structurés autour de grands ensembles capables d’influencer les décisions internationales.
Dans cette logique, il a appelé à la construction progressive d’un bloc ouest-africain intégré, doté de capacités économiques, politiques et stratégiques renforcées à l’horizon des prochaines décennies.
Une intégration fondée sur des atouts régionaux existants
Ousmane Sonko a souligné que l’Afrique de l’Ouest dispose déjà de plusieurs leviers favorables à une intégration plus poussée. Il a notamment cité les proximités culturelles, la mobilité des populations et les liens historiques entre les États de la région.
Ces éléments, selon lui, constituent une base solide pour approfondir les dynamiques d’unification régionale et renforcer la coopération entre les pays ouest-africains.
Le rôle central de la CEDEAO
Le Premier ministre sénégalais a également mis en avant la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qu’il considère comme l’une des organisations régionales les plus structurées du continent.
Il a toutefois estimé nécessaire d’en améliorer l’efficacité, en renforçant les mécanismes d’intégration existants afin de les rendre plus opérationnels et plus visibles dans la vie des populations.
Une intégration qui doit inclure les populations
Ousmane Sonko a insisté sur un point central : la nécessité d’impliquer les populations dans le processus d’intégration. Selon lui, une dynamique portée uniquement par les dirigeants ne peut être durable.
Il a ainsi rappelé que l’adhésion populaire constitue une condition essentielle à la réussite de tout projet d’unification régionale.
Une ambition africaine plus large
Au-delà de l’Afrique de l’Ouest, le Premier ministre a appelé le continent à renforcer sa capacité d’influence dans les instances internationales. Il estime que l’Afrique doit sortir d’une position marginale pour peser davantage dans les grandes décisions mondiales.
Pour lui, cette transformation passe par un leadership politique fort et une mobilisation collective autour d’un projet panafricain structuré, présenté comme un levier essentiel de souveraineté et de puissance.
La Rédaction

