Les populations de Kalusale attendent une indemnisation juste face aux déversements toxiques de Sino-Metals
Un an après la rupture d’un barrage de résidus miniers de l’entreprise Sino-Metals Leach dans la région de Copperbelt en Zambie, les habitants de Kalusale continuent de subir les conséquences environnementales et économiques de la catastrophe. La pollution des sols et des rivières a empêché la reprise de l’agriculture et a compromis l’accès à une eau potable sécurisée pour près de 500 familles.
L’accident, survenu le 28 février 2025, a libéré d’importantes quantités de boues toxiques contenant du cuivre, du zinc, du plomb, du chrome et du cobalt. Cette pollution a entraîné la destruction des cultures locales et la mort de la faune aquatique, aggravant la précarité des populations déjà dépendantes de la terre pour leur subsistance.
Malgré l’annonce de fonds d’indemnisation par Sino-Metals, plusieurs villageois affirment ne jamais avoir reçu l’argent promis. Les autorités zambiennes, responsables du relogement et de la compensation, sont pointées du doigt pour leur lenteur. Les habitants, souvent privés de leurs moyens de subsistance depuis un an, dénoncent une indemnisation insuffisante et une absence de solutions concrètes.
Parallèlement, Sino-Metals Leach a obtenu l’autorisation de reprendre ses activités, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité environnementale et la prévention de nouveaux accidents. L’entreprise assure qu’elle coopère avec le gouvernement et que les mesures nécessaires pour reloger les populations et limiter les impacts sont en cours.
Les experts et militants locaux soulignent que la catastrophe met en lumière les risques liés à l’exploitation minière intensive et la pression croissante sur la Zambie pour produire des minéraux essentiels à la transition énergétique. Pour beaucoup, la priorité devrait être la protection des communautés et la restauration des terres, avant toute reprise des activités minières.
L’affaire est désormais portée devant la justice par au moins 175 résidents, soutenus par le Southern Africa Litigation Centre, qui réclament plusieurs milliards de dollars de compensation. Un an après la catastrophe, les habitants de Kalusale continuent de lutter pour la reconnaissance de leurs droits et la réparation de leurs pertes.
La Rédaction

