Un groupe d’étudiants américains vient de pulvériser un record mondial qui semble désormais presque imbattable : résoudre un Rubik’s Cube en à peine le temps d’un clignement d’œil.
La scène s’est jouée à l’université de Purdue, dans l’Indiana. Là, quatre étudiants en ingénierie électrique et informatique — Junpei Ota, Aden Hurd, Matthew Patrohay et Alex Berta — ont conçu le robot le plus rapide du monde pour résoudre un Rubik’s Cube. Résultat ? 0,103 seconde. Soit trois fois plus vite que le précédent record détenu par Mitsubishi Electric au Japon (0,305 seconde, en 2024).
La vitesse dépasse la mécanique humaine… et presque celle de la matière
Leur machine, sobrement baptisée Purdubik’s Cube, a été officiellement reconnue par le Guinness World Records le 12 mai 2025. Son exploit est si fulgurant qu’il n’est visible qu’au ralenti. À vitesse réelle, le Rubik’s Cube semble simplement… se tordre.
Et pour cause : ce n’est plus la vitesse du robot qui limite les performances, mais celle que le cube lui-même peut encaisser. Trop accélérer reviendrait à le casser. Pour cette raison, les étudiants ont renforcé les pièces internes du casse-tête, afin de mieux supporter la puissance mécanique exercée lors de la résolution.
Une machine de précision chirurgicale
Le robot utilise des bras mécaniques ultra-rapides, des capteurs de couleurs et des algorithmes maison capables de planifier la solution optimale en une fraction de milliseconde. L’accélération, la décélération et la synchronisation des bras sont millimétrées.
L’innovation ne s’arrête pas là. L’équipe a aussi développé un « Smart Cube » connecté en Bluetooth. Le joueur résout le cube à sa vitesse, puis le robot reproduit exactement la résolution en une fraction de seconde. Une manière ludique de confronter l’intelligence humaine à la rigueur implacable de la machine.
Un rêve d’adolescents devenu record mondial
Pour Matthew Patrohay, ce projet est l’aboutissement d’une fascination ancienne : « J’ai vu au lycée une vidéo d’un cube résolu en 380 millisecondes par des étudiants du MIT. Ça m’a marqué. Je me suis dit : un jour, je battrai ça. »
Avec ses camarades, il est désormais entré dans l’histoire de la robotique. Mais ce record pourrait bien être le dernier d’une époque : la physique du Rubik’s Cube, elle, a peut-être déjà atteint ses limites.
La Rédaction

