Et si, à l’avenir, chaque câlin était chronométré ? Si l’intimité se mesurait à la seconde près, et si, au lieu de chérir ces instants suspendus, on se contentait d’une durée bien précise pour clore chaque au revoir ? C’est exactement ce que propose l’aéroport international de Dunedin en Nouvelle-Zélande. Désormais, il est impératif de limiter les adieux à trois minutes, au risque de se retrouver en infraction.
Le règlement est simple : dans la zone dépose-minute, un panneau vous impose un « temps de câlin maximum » de trois minutes. Pourquoi ? Parce que, comme l’expliquent les responsables de l’aéroport, « trois minutes suffisent pour libérer l’ocytocine et la sérotonine », les fameuses hormones du bonheur. En gros, ces trois minutes devraient suffire à garantir un au revoir heureux et à garder l’espace optimisé pour les départs rapides.
Pour ceux qui jugent cette durée insuffisante, pas de panique : le parking, où le stationnement est gratuit pendant 15 minutes, est le refuge idéal pour les câlins prolongés. Une fois encore, la logique de l’aéroport semble implacable : pourquoi se donner du temps pour des adieux alors qu’on peut tout gérer avec efficacité, y compris les émotions ?
Cette initiative n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux, entre ceux qui s’enthousiasment pour la régulation des câlins, et ceux qui jugent cette « police des câlins » comme une absurdité. « Un ‘à bientôt’ suffit », commente un internaute. D’autres s’insurgent contre cette mesure en soulignant les bienfaits prouvés des câlins sur la santé mentale et l’équilibre émotionnel. Mais peut-être, finalement, que ces trois minutes sont tout simplement suffisantes pour un « au revoir » rapide, comme l’a si bien compris l’aéroport de Dunedin.
La Rédaction

