La Turquie et l’Égypte ont entamé leur premier exercice naval conjoint depuis treize ans, baptisé Mer d’Amitié 2025, dans les eaux de la Méditerranée orientale. Cette reprise illustre le réchauffement diplomatique entre Ankara et Le Caire et traduit leur volonté commune de renforcer la sécurité régionale.
Des manœuvres militaires de grande ampleur
L’exercice associe une large gamme de moyens navals et aériens parmi les plus modernes : frégates, sous-marins, vedettes rapides, drones de surface, hélicoptères et avions de chasse F-16. Les manœuvres portent sur la planification opérationnelle, la guerre de surface, la lutte sous-marine ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage.
Un « Jour des observateurs distingués » est également prévu, réunissant les commandants des marines turque et égyptienne pour superviser conjointement certaines séquences stratégiques.
Une coopération militaire et industrielle renforcée
Au-delà de la dimension opérationnelle, cet exercice symbolise un tournant diplomatique. Après plus d’une décennie de relations tendues, Ankara et Le Caire affichent une volonté de coopération militaire et industrielle accrue. La signature récente d’un accord sur le développement de drones navals illustre cette nouvelle dynamique.
Le ministre turc des Affaires étrangères a même souligné que les relations bilatérales atteignent désormais « leur meilleur niveau de l’histoire moderne ».
Un signal pour la stabilité régionale
En se rapprochant, la Turquie et l’Égypte veulent consolider leur rôle de piliers de sécurité en Méditerranée orientale. Cette convergence stratégique pourrait peser sur les équilibres régionaux, notamment face aux enjeux énergétiques, aux routes maritimes et aux tensions persistantes dans la zone.
La Rédaction

