Le Togo pourrait bientôt accueillir une école spécialisée dans la formation d’opticiens-optométristes, fruit d’un partenariat entre la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Angers (France) et l’ONG Mutualistes Sans Frontières. Présenté début mars aux autorités togolaises par la CCI-Togo, ce projet ambitionne de renforcer les compétences locales en santé visuelle et d’améliorer l’accès aux soins oculaires dans le pays.
Une formation complète pour répondre aux besoins en santé oculaire
L’école proposera un cursus alliant théorie et pratique, couvrant des domaines essentiels tels que :
• L’optique et la réfraction (correction des troubles visuels),
• La contactologie (adaptation des lentilles de contact),
• L’anatomie de l’œil et les pathologies oculaires.
L’objectif est de former des professionnels qualifiés capables de travailler en complémentarité avec les ophtalmologistes, afin d’offrir des solutions adaptées aux problèmes de vision, encore trop souvent négligés en Afrique.
Un projet au service du développement médical et économique
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités locales, permettant au Togo de réduire sa dépendance aux experts étrangers tout en améliorant la qualité des soins. Avec une population confrontée à des besoins croissants en santé oculaire – notamment en raison de la prévalence de la cataracte, du glaucome et des troubles réfractifs –, la création de cette école représente une avancée majeure.
Au-delà de la formation, le projet pourrait stimuler les échanges économiques entre la France et le Togo. Les chambres de commerce d’Angers et du Togo envisagent d’étendre leur collaboration à d’autres secteurs, renforçant ainsi les liens en matière de formation professionnelle et d’innovation médicale.
Une meilleure accessibilité aux soins visuels
En Afrique subsaharienne, l’accès aux services d’optique reste limité, le nombre de professionnels qualifiés étant insuffisant. L’implantation de cette école au Togo pourrait donc servir de modèle pour d’autres pays de la région, en contribuant à une meilleure prise en charge des troubles visuels et à la prévention des maladies oculaires.
Prochaines étapes
Les partenaires du projet travaillent actuellement à la finalisation des modalités d’implantation, en collaboration avec le gouvernement togolais. Si tout se déroule comme prévu, les premières formations pourraient débuter d’ici quelques années, ouvrant de nouvelles perspectives pour la santé publique et l’emploi des jeunes au Togo.
La Rédaction

