Des uniformes standardisés pour mieux identifier les soignants et renforcer la confiance
Le gouvernement togolais engage une nouvelle étape dans la réforme du système hospitalier public. Le mardi 24 février 2026, le ministère de la Santé a officialisé l’instauration d’un code vestimentaire harmonisé pour l’ensemble du personnel des formations sanitaires publiques.
Cette décision répond à un enjeu pratique majeur : permettre aux patients et à leurs accompagnants d’identifier rapidement les catégories professionnelles au sein des structures de soins. Jusqu’ici, l’absence d’uniformisation vestimentaire pouvait générer des confusions, notamment en situation d’urgence, ralentissant la prise en charge ou compliquant l’orientation dans les services.
Un code couleur pour chaque corps de métier
La réforme introduit un système national basé sur des couleurs distinctes selon les fonctions. Les médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens seront reconnaissables à leurs tenues blanches. Les infirmiers adopteront une tunique blanche à col bleu. Les sages-femmes porteront une blouse ou une tunique rose rayée, tandis que les accoucheuses seront vêtues de rose uni.
Les techniciens de laboratoire et du bloc opératoire arboreront du bleu foncé, conformément aux standards professionnels. Les auxiliaires en pharmacie seront identifiables par le vert clair. Le personnel d’appui, incluant les agents de propreté et les garde-malades, portera du violet. Les agents administratifs seront en beige et le personnel de morgue en kaki.
Un outil de gouvernance hospitalière
Pour les autorités sanitaires, cette standardisation ne relève pas uniquement de l’esthétique organisationnelle. Elle s’inscrit dans une logique de gouvernance et de sécurisation de l’environnement hospitalier. En facilitant l’identification des agents, le dispositif devrait améliorer le suivi des prestations, fluidifier la gestion des réclamations et renforcer la transparence dans la relation entre usagers et soignants.
Le ministre délégué chargé de la Santé, Tchin Darré, voit dans cette mesure un levier pour consolider la confiance au sein des établissements publics et professionnaliser davantage l’image du service hospitalier togolais.
La Rédaction

