Le Sénat togolais s’apprête à tenir sa session inaugurale le jeudi 6 mars 2025, marquant ainsi une étape majeure dans la mise en place de cette institution. Cette date découle des dispositions de l’ordonnance n°2024-001/PR, qui encadre le fonctionnement de la chambre haute, notamment la répartition des sièges, les indemnités, ainsi que les règles d’éligibilité et d’incompatibilité. Selon ce texte, le Sénat se réunit de plein droit le deuxième jeudi suivant la proclamation des résultats définitifs.
Une ouverture sous l’autorité du doyen d’âge
Comme le veut l’usage parlementaire, c’est le doyen d’âge qui présidera cette première séance, en attendant l’élection du bureau définitif. Son rôle consistera à superviser les premiers travaux, parmi lesquels figure l’adoption du règlement intérieur, élément fondamental pour le bon fonctionnement de l’assemblée. Cependant, l’identité de ce doyen demeure inconnue pour l’instant, et seule la Cour constitutionnelle pourra officiellement trancher sur la question.
Une composition encore incomplète
À quelques jours de cette rentrée institutionnelle, la composition du Sénat n’est toujours pas entièrement fixée. Si le scrutin du 15 février a permis d’élire une partie des sénateurs, l’assemblée ne sera complète qu’après la nomination des membres désignés par le chef de l’État. En effet, selon l’article 60 de l’ordonnance n°2024-001/PR, le président de la République en exercice a la prérogative de désigner un tiers des sénateurs, soit 20 membres pour cette première législature. Cette disposition repose sur l’article 10 de la Constitution togolaise.
Les prochains jours seront donc décisifs, car ils permettront de révéler les noms des sénateurs nommés, qui viendront compléter la liste des élus. Une fois cette dernière étape franchie, le Sénat pourra pleinement entrer en fonction et entamer ses travaux législatifs.
La Rédaction

