Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, le Colonel Hodabalo Awaté, a nommé ce lundi sept nouveaux secrétaires généraux de préfecture. Cette décision, actée par arrêté ministériel, s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer l’efficacité des structures locales et d’accélérer la mise en œuvre de la décentralisation.
Des profils issus du monde éducatif
Fait notable, six des sept responsables nommés proviennent du secteur de l’éducation, un choix qui traduit une orientation stratégique vers des profils à la fois rigoureux, expérimentés et dotés de solides compétences en gestion humaine. Cette nouvelle vague de nominations vise à doter les préfectures de cadres capables d’insuffler une gouvernance de proximité, alliant pédagogie, autorité et sens du service public.
Les préfectures concernées sont Tone, Kozah, Blitta, Danyi, Wawa, Akébou et Amou.
Qui sont les nouveaux visages de l’administration locale ?
• Kombaté-Sanwougou Soukipièba, docteur en histoire contemporaine et ancien proviseur du Lycée Avédji, prend la tête de la préfecture de Tone.
• Tchodié Essozola, précédemment en poste au ministère de l’Agriculture, est affecté à Kozah.
• Kantanga Esso-Houna, ancien directeur du CEG Blitta-Gare, devient secrétaire général de Blitta.
• Djetaba Alassani Dolahama, ex-inspecteur de l’enseignement général à Agoè-Nyivé, est nommé à Danyi.
• Assimadi Kanlampé, ancien proviseur du Lycée d’Assomé, prend les commandes de la préfecture de Wawa.
• Adjéoda Kokou, professeur au CEG d’Aného, est désormais en poste à Akébou.
• Abaglo Ayité Esé, ancien directeur du CEG des Étoiles, est affecté à Amou.
Une réforme administrative aux ambitions claires
Ces nominations marquent une étape significative dans le processus de décentralisation porté par l’exécutif togolais. L’arrêté précise que toutes les dispositions antérieures relatives aux postes concernés sont abrogées, laissant place à une nouvelle configuration institutionnelle, plus en phase avec les défis contemporains des territoires.
Au-delà d’un simple renouvellement de personnel, il s’agit pour le gouvernement d’outiller les collectivités locales afin qu’elles répondent plus efficacement aux besoins des populations. Développement local, gestion participative, ancrage territorial : autant de missions qui attendent ces nouveaux secrétaires généraux, appelés à devenir les piliers administratifs de la relance territoriale.
La Rédaction

