Au Togo, la sécurité routière fait face à un problème majeur avec la multiplication des auto-écoles non agréées. Le Syndicat National des Professionnels de l’Apprentissage et de l’Enseignement des Auto-Écoles du Togo (SYNAPAEATO) appelle donc le gouvernement à réguler ce secteur pour garantir une meilleure sécurité sur les routes.
Aujourd’hui, le Togo compte plus de 400 auto-écoles non conformes aux normes en vigueur, contre seulement 118 établissements agréés, qui possèdent les qualifications nécessaires pour assurer une formation adéquate des conducteurs. Face à cette situation alarmante, Amégandji Kodjo, représentant du SYNAPAEATO, a lancé un appel aux responsables des auto-écoles non agréées : « Nous les invitons à se conformer aux réglementations en vigueur. Il est essentiel qu’ils assurent une formation qualifiée pour exercer dans les règles et en toute sécurité. » Il a exprimé sa préoccupation quant au nombre croissant de ces établissements, qui continuent d’offrir des formations théoriques et pratiques sans respecter les normes officielles. Selon le syndicat, ces auto-écoles non agréées constituent un danger direct pour la sécurité routière. « Les auto-écoles non agréées représentent une menace réelle pour la sécurité sur nos routes. L’État doit intervenir de manière urgente pour réguler ce secteur et garantir que toutes les auto-écoles respectent les exigences légales », a déclaré Kodjo.
En janvier 2024, l’âge minimum requis pour obtenir le permis de conduire a été abaissé à 17 ans, accentuant ainsi l’urgence de renforcer la régulation des auto-écoles.
Pour offrir aux apprentis conducteurs une formation de qualité conforme aux normes, il est crucial de professionnaliser et de réglementer ce secteur. Le SYNAPAEATO encourage donc les citoyens désireux d’apprendre à conduire à se tourner exclusivement vers les établissements agréés, qui assurent une formation répondant aux critères de sécurité.
La Rédaction

