Le Togo se prépare à franchir une étape clé dans son processus démocratique avec l’organisation prochaine de ses premières élections sénatoriales, dans le cadre de la Ve République. Cette élection inédite s’inscrit dans un régime parlementaire en pleine évolution, et vise à consolider la structure institutionnelle du pays en introduisant une seconde chambre législative : le Sénat.
Les électeurs, constitués des conseillers municipaux et régionaux ainsi que de personnalités désignées par le chef de l’État, seront appelés à élire les membres de cette nouvelle institution. Pour Hodabalo Awaté, ministre de l’Administration territoriale, la tenue de ces élections dans les délais impartis par la Constitution est cruciale. Le moratoire actuel, qui fixe un cadre de 12 mois pour la mise en place du Sénat, expire le 5 mai prochain, ce qui souligne l’urgence d’organiser le scrutin dans les temps impartis.
L’organisation et la supervision de ces élections reposent sur la Cour constitutionnelle, dirigée par Djobo-Babakane Coulibaley. Cette institution, conformément à la nouvelle Constitution, a la responsabilité d’assurer la régularité des élections sénatoriales et de traiter les éventuels contentieux électoraux.
Dans le cadre des préparatifs, une délégation togolaise, dirigée par le président de la Cour constitutionnelle, a récemment effectué une visite de travail à Brazzaville, en République du Congo, du 4 au 7 septembre 2024. Soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), cette mission avait pour objectif de bénéficier de l’expérience congolaise en matière de gestion des élections sénatoriales et de leurs contentieux. Comme l’a précisé Djobo-Babakane Coulibaley, « le Congo a déjà mis en place son Sénat, et il était important de s’inspirer de leur expérience ». Cette visite a permis à la délégation togolaise de s’outiller sur les meilleures pratiques en matière de gestion électorale, dans l’optique d’un processus transparent et sans heurts.
La mise en place d’un Sénat au Togo représente une avancée majeure dans le renforcement de son cadre démocratique. Ces premières élections sénatoriales permettront d’élargir la représentation politique, tout en consolidant l’architecture institutionnelle du pays. Ce nouveau chapitre de la démocratie togolaise vise à garantir une meilleure gouvernance et à assurer la stabilité politique, tout en respectant les principes fondamentaux de pluralisme et de transparence.
La Rédaction

