Le Togo renforce son positionnement diplomatique sur l’échiquier africain. Ce 30 janvier 2026, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est rendu à Kigali pour une visite d’amitié et de travail avec son homologue rwandais Paul Kagamé. Une étape stratégique dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes dans la région des Grands Lacs.
Au cœur de cette rencontre, les deux chefs d’État abordent d’abord la coopération bilatérale entre Lomé et Kigali. Économie, sécurité, gouvernance et intégration régionale figurent parmi les axes de concertation, dans une volonté commune de consolider les partenariats africains Sud-Sud.

Mais l’enjeu principal dépasse le cadre strictement bilatéral. En tant que médiateur désigné par l’Union africaine, Faure Gnassingbé porte à Kigali le dossier sensible de l’Est de la République démocratique du Congo. Depuis plusieurs mois, cette zone reste fragilisée par des violences armées, des déplacements massifs de populations et des tensions diplomatiques entre États voisins.
Avec Paul Kagamé, acteur central de la région, le Président du Conseil togolais échange sur les mécanismes permettant d’aboutir à une solution politique durable, fondée sur le dialogue, la cohérence des initiatives africaines et l’implication concertée des partenaires régionaux.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité du sommet de haut niveau organisé à Lomé les 16 et 17 janvier 2026, consacré à la consolidation du processus de paix en RDC et dans les Grands Lacs. Ce rendez-vous avait réuni plusieurs dirigeants africains autour d’une approche commune visant à éviter la dispersion des médiations.

À Kigali, Faure Gnassingbé poursuit donc une série de consultations diplomatiques pour faire émerger une réponse africaine au conflit, tenant compte à la fois des efforts des anciens chefs d’État facilitateurs et des partenaires internationaux engagés dans la stabilisation de la région.
À travers cette visite, Lomé confirme son ambition de jouer un rôle pivot dans la recherche de la paix sur le continent, en misant sur la diplomatie de proximité, la concertation régionale et une vision africaine des solutions aux crises africaines.





La Rédaction

