Au Soudan du Sud, l’ancien vice-président Riek Machar comparaît devant le tribunal pour trahison. Le procès s’est ouvert lundi à Juba, la capitale, aux côtés de sept autres accusés.
Les prévenus sont poursuivis pour meurtre, complot, terrorisme, destruction de biens publics et équipements militaires, ainsi que pour crimes contre l’humanité. La procédure est retransmise en direct sur la télévision nationale.
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Il s’agit de la première comparution publique de Riek Machar, assigné à résidence depuis mars. Le président Salva Kiir avait suspendu Machar de ses fonctions de vice-président début septembre, après que les autorités judiciaires aient annoncé des poursuites pénales liées à son rôle présumé dans une attaque contre une garnison gouvernementale plus tôt dans l’année.
La défense estime que poursuivre Machar constitue une violation de l’accord de paix de 2018, qui avait mis fin à une guerre civile meurtrière ayant fait environ 400 000 victimes. Selon ses avocats, cet accord demeure la référence juridique et politique au Soudan du Sud, un pays aujourd’hui au bord d’un retour à la guerre totale, alors que les forces gouvernementales affrontent des groupes armés fidèles à l’opposition.
La Rédaction

