En 2025, le Togo a renforcé son engagement pour la protection de l’environnement et le développement durable, tout en faisant face à des défis persistants liés aux changements climatiques, à la biodiversité et à la gestion des ressources naturelles. Cette rétrospective met en lumière les avancées notables et les obstacles encore présents, dans un contexte africain plus large.
Changements climatiques et phénomènes extrêmes
Le Togo a connu en 2025 des épisodes climatiques extrêmes. Dans le nord, la sécheresse a affecté près de 400 000 habitants, menaçant les cultures céréalières et l’élevage, tandis que le sud a enregistré plus de 1 200 mm de précipitations, provoquant des inondations localisées dans les zones urbaines comme Lomé, Agoè et Adidogomé. Le gouvernement a mis en place des systèmes d’alerte précoce et des programmes de résilience agricole, incluant la distribution de semences résistantes à la sécheresse à plus de 50 000 agriculteurs, mais la vulnérabilité des populations rurales reste importante.
Protection de la biodiversité et initiatives écologiques
Le parc national de Fazao-Malfakassa, principal refuge d’espèces menacées, a bénéficié de programmes de surveillance renforcés, avec plus de 500 hectares reboisés cette année et la plantation de plus de 150 000 arbres par des communautés locales. Des projets communautaires de reboisement ont mobilisé plus de 10 000 jeunes volontaires dans différentes régions. Malgré ces efforts, la pression sur les forêts et la faune reste forte, avec des coupes illégales de bois estimées à 3 000 m³ sur l’année, et la biodiversité est encore menacée par l’urbanisation et l’agriculture non durable.
Énergie et transition écologique
Le Togo a renforcé sa transition énergétique en 2025 avec le développement de projets solaires et hydroélectriques. La capacité solaire installée atteint désormais plus de 120 MW, grâce à des centrales photovoltaïques à Blitta et Nangbéto, tandis que la centrale hydroélectrique de Nangbéto fournit 60 MW supplémentaires. En combinant ces sources, environ 40 % de l’électricité produite provient de renouvelables, réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, 30 % de la population rurale reste sans accès au réseau électrique, et le pays continue de dépendre partiellement de combustibles fossiles pour stabiliser l’approvisionnement.
Gestion des déchets et pollution
La gestion des déchets solides reste un défi, surtout dans les zones à forte densité comme Lomé, Agoè et Adidogomé, où plus de 500 tonnes de déchets plastiques sont produites chaque jour. En 2025, des programmes de collecte sélective et de recyclage ont été renforcés, et environ 25 % des déchets plastiques ont été recyclés ou valorisés. Cependant, la pollution urbaine et la contamination des cours d’eau, notamment dans la lagune de Lomé, demeurent préoccupantes et nécessitent des actions soutenues.
Perspectives africaines
Au niveau africain, le Togo s’inscrit dans une dynamique régionale de lutte contre le changement climatique et de promotion de l’énergie renouvelable. Des programmes panafricains, tels que l’Initiative africaine pour le reboisement, et les projets solaires dans des pays voisins comme le Ghana et le Bénin, montrent que l’engagement environnemental croît sur le continent, mais que le financement, la gouvernance et la sensibilisation restent des défis communs.
L’année 2025 au Togo illustre un double constat : des efforts concrets ont été réalisés pour la transition énergétique, la préservation de la biodiversité et la gestion des déchets, mais des défis liés aux changements climatiques, à l’urbanisation et à l’accès aux services restent persistants. Ces enjeux appellent à un renforcement des politiques publiques, à une mobilisation citoyenne accrue et à une coopération régionale pour que le développement durable devienne une réalité tangible.
La Rédaction

