Lomé accueille un atelier panafricain pour moderniser la gestion des ressources halieutiques et soutenir les communautés côtières.
Le Togo se place au cœur d’un échange continental sur la pêche et l’aquaculture. Depuis mardi, Lomé accueille un atelier de trois jours organisé par le Bureau interafricain des Ressources Animales de l’Union africaine (UA-BIRA), avec le soutien de la coopération suédoise (SIDA), destiné à renforcer les capacités nationales et promouvoir une exploitation durable des ressources aquatiques.
Réunissant des experts et décideurs d’une quinzaine de pays africains, cette rencontre se concentre sur l’application des instruments internationaux de gouvernance maritime, comme l’Accord des Nations Unies sur les stocks de poissons et les mécanismes de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). L’atelier met aussi l’accent sur le transfert de technologies et le renforcement des institutions pour mieux encadrer le secteur halieutique.
« Il est essentiel que nos pays s’approprient ces outils pour gérer efficacement la biodiversité aquatique, tout en soutenant les communautés locales et en développant des filières économiques solides », a déclaré Philippe Ouédraogo, représentant de l’UA-BIRA.
Pour le Togo, le défi est stratégique : le secteur halieutique contribue à 1,4 % du PIB national et 4,5 % du PIB agricole, tout en représentant une source vitale de protéines et d’emplois pour les populations côtières. Pourtant, la production nationale reste insuffisante, obligeant le pays à importer massivement pour couvrir la demande.
L’atelier de Lomé ambitionne donc de moderniser l’aquaculture, sécuriser la pêche et promouvoir une économie bleue durable, tout en alignant le Togo sur les standards internationaux et en offrant aux communautés côtières les moyens de tirer pleinement parti de leurs ressources naturelles.
La Rédaction

