Porté par une vision collaborative, le paysage économique togolais voit émerger une alliance inédite entre entreprises établies et jeunes pousses. L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a récemment dévoilé une stratégie ambitieuse : transformer son réseau d’influence en levier pour dynamiser l’entrepreneuriat local.
Un mentorat sur mesure pour briser l’isolement des PME
« Aucune entreprise ne prospère en vase clos, même avec les meilleures compétences. Le succès naît des synergies », souligne Jonas Daou, président de l’AGET. Cette philosophie se traduit par des programmes d’accompagnement personnalisés, où experts et dirigeants de grands groupes partagent leur savoir-faire avec les startups et PME. L’objectif ? Créer un écosystème interconnecté où la croissance des uns alimente celle des autres.
Fondée en 2007, cette organisation apolitique rassemble aujourd’hui 85 entreprises majeures issues de l’industrie, des services, du commerce et des BTP. Avec un chiffre d’affaires cumulé de 1 200 milliards de FCFA en 2022 et une contribution fiscale de 120 milliards, ces acteurs économiques entendent désormais jouer un rôle clé dans la structuration du tissu entrepreneurial togolais.
Des critères d’adhésion exigeants, gage de qualité
L’intégration à l’AGET est conditionnée par des seuils financiers stricts : un chiffre d’affaires minimal de 2 milliards de FCFA pour les industriels et de 500 millions pour les entreprises de services. Une sélection rigoureuse qui garantit l’expertise des membres et la crédibilité des dispositifs d’accompagnement.
Une stratégie globale pour l’économie togolaise
Au-delà du simple mentorat, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement du secteur privé au Togo. En facilitant l’accès des startups aux réseaux, aux marchés et aux meilleures pratiques, l’AGET contribue à réduire les disparités entre entreprises historiques et nouveaux entrants. Un pari gagnant-gagnant où l’innovation des jeunes pousses se conjugue à l’expérience des grands groupes, dessinant ainsi les contours d’une économie plus résiliente.
Cette dynamique illustre un changement de paradigme en Afrique : la reconnaissance du rôle central des partenariats intersectoriels pour stimuler la compétitivité nationale. Un modèle dont pourraient s’inspirer d’autres économies émergentes.
La Rédaction

