Quelques jours après la Journée mondiale contre l’obésité du 4 mars, le Togo continue de faire face à une progression préoccupante de cette maladie chronique, surtout dans les zones urbaines. Les changements dans les modes de vie et la sédentarité croissante font de l’obésité un enjeu majeur de santé publique.
Une maladie silencieuse aux conséquences graves
Pour le Dr Komlanvi Gonçalves, médecin généraliste au CHU Sylvanus Olympio, l’excès de poids augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et de certains cancers, tout en réduisant l’espérance de vie. L’indice de masse corporelle (IMC) reste l’indicateur clé pour identifier les adultes touchés, révélant des déséquilibres corporels souvent ignorés jusqu’à l’apparition de complications.
Prévention et changements de comportement
Les spécialistes recommandent une approche globale : pratiquer régulièrement une activité physique, adopter une alimentation équilibrée et réduire la consommation de sel, de sucre et de bouillons industriels. Les mobilités actives comme la marche et le vélo sont également encouragées pour contrer la sédentarité.
Sensibilisation et actions publiques
Les autorités sanitaires multiplient les campagnes d’information et de dépistage dans les villes, sensibilisant la population aux risques associés à l’obésité et aux moyens de la prévenir. Des consultations, ateliers et conseils diététiques visent à encourager des comportements alimentaires plus sains et durables.
Près d’un adulte urbain sur trois au Togo est désormais concerné par l’obésité et ses complications. Quelques jours après la Journée mondiale contre l’obésité, le pays est rappelé à l’urgence de renforcer la prévention et l’éducation sanitaire pour protéger sa population et réduire l’impact de cette maladie silencieuse.
La Rédaction

