Le Togo marque un jalon diplomatique majeur dans la filière cacaoyère mondiale en devenant le premier État à signer le nouvel Accord international sur le cacao 2026 (AIC). Cette signature est intervenue à Genève, en marge de la Conférence des Nations Unies sur le cacao organisée par la CNUCED et de la 40e session extraordinaire du Conseil international du cacao (ICCO).
La délégation togolaise était conduite par Enselme Gouthon, secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), organe en charge de la régulation et de la promotion des deux principales cultures de rente du pays.
Un cadre modernisé pour la gouvernance du cacao
Le nouvel Accord international sur le cacao 2026 succède à celui de 2010 amendé. Conclu pour une durée indéterminée, il redéfinit les priorités stratégiques de la coopération entre pays producteurs et consommateurs.
Parmi les innovations majeures figurent la recherche d’un revenu vital pour les producteurs, le renforcement de la transformation locale afin d’accroître la valeur ajoutée dans les pays d’origine, ainsi que la diversification des débouchés vers les industries agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Le texte prévoit également des mécanismes destinés à lever les barrières à l’investissement et à favoriser un environnement plus attractif pour les acteurs de la chaîne de valeur.
Autre avancée notable : l’intégration explicite d’un pilier consacré à la durabilité économique, environnementale et sociale de l’économie cacaoyère mondiale, ainsi qu’une nouvelle définition du cacao fin, segment stratégique à forte valeur commerciale.
Un positionnement stratégique pour le Togo
En devenant le premier signataire de l’AIC 2026, devant le Nicaragua et la Côte d’Ivoire, le Togo affiche une volonté claire de peser davantage dans la gouvernance internationale du cacao. Cette démarche traduit l’ambition des autorités de promouvoir une filière plus compétitive, mieux structurée et orientée vers la création de valeur locale.
Au-delà du symbole diplomatique, cette signature s’inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer la transformation sur place, améliorer les revenus des producteurs et attirer des investissements structurants dans la filière cacao.
L’accord entrera en vigueur le 1er octobre 2026, sous réserve du dépôt des instruments de ratification par au moins deux États membres. Le CCFCC a d’ores et déjà engagé les procédures nécessaires pour permettre au Togo de finaliser son processus d’acceptation.
La Rédaction

