Banque mondiale : un appui stratégique pour renforcer les infrastructures et la résilience des zones frontalières
Dans le nord du Togo, le projet de Cohésion sociale dans les régions frontalières (COSO), soutenu par la Banque mondiale, transforme progressivement le quotidien des communautés locales. Lancé en 2021, ce programme vise à renforcer la résilience des populations exposées à la fragilité socio-économique et aux tensions transfrontalières.
Des infrastructures au service du développement local
La délégation de la Banque mondiale, lors de sa récente tournée d’évaluation, a pu constater l’impact concret du projet sur le terrain. Forages d’eau potable, écoles rénovées, marchés modernisés, centres de santé opérationnels, ainsi que des appuis ciblés en énergie, agriculture et activités économiques locales, constituent autant de réalisations qui améliorent directement le bien-être des habitants.
Au total, COSO bénéficie d’un budget de 47 milliards de Fcfa, dont 33 milliards consacrés à des investissements structurants et 14 milliards pour des financements complémentaires. Le projet couvre plusieurs zones frontalières du nord du Togo, notamment 36 cantons dans la région des Savanes, deux dans la région de la Kara et deux dans la région Centrale, tout en s’étendant aux zones frontalières du Ghana, du Bénin et de la Côte d’Ivoire.
Une approche communautaire participative
Le succès de COSO repose sur le développement conduit par la communauté (DCC). Cette approche décentralisée place les habitants au cœur des décisions, leur permet de définir leurs priorités et leur donne les moyens de participer activement à l’essor de leur environnement. Résultat : une appropriation locale des infrastructures et des programmes, renforçant la durabilité des actions entreprises.
Selon Marie Chantal Uwanyiligira, directrice de division pour plusieurs pays africains à la Banque mondiale, « les réalisations observées sur le terrain illustrent la pertinence de l’approche communautaire et la capacité du projet à améliorer durablement les conditions de vie des populations ».
Un impact social et économique concret
Au-delà des infrastructures, COSO soutient l’autonomisation des communautés locales par la création d’opportunités économiques, le renforcement des capacités et l’accompagnement des initiatives agricoles et commerciales. Ces interventions permettent de réduire la vulnérabilité, d’encourager la cohésion sociale et d’améliorer la qualité de vie dans des zones souvent isolées et sous-équipées.
En conjuguant investissement, participation citoyenne et soutien institutionnel, le projet COSO illustre la manière dont une politique bien ciblée peut transformer en profondeur des communautés longtemps marginalisées.
La Rédaction

