Le visage de la mobilité publique au Togo est en train de changer.
Pour la première fois, les services administratifs se dotent de motos électriques, dans une démarche résolument tournée vers l’environnement. Une mesure concrète, pensée pour réduire les émissions liées aux déplacements officiels, tout en plaçant l’État au cœur de la transition écologique.
Ce déploiement s’inscrit dans le Projet de soutien à la transition vers la mobilité électrique au Togo (PSTMET), appuyé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). L’objectif est clair : amorcer une transformation structurelle du secteur des transports en commençant par l’appareil étatique lui-même.
Les agents publics, notamment les coursiers administratifs, seront les premiers utilisateurs de ces deux-roues silencieux et non polluants. Une façon d’illustrer l’engagement gouvernemental, non plus par des discours, mais par des usages concrets. Dans un contexte où les transports participent massivement aux émissions de gaz à effet de serre, chaque changement de motorisation compte.
Au-delà de la lutte contre le dérèglement climatique, la qualité de l’air et la santé urbaine sont aussi en ligne de mire. En remplaçant les moteurs thermiques par de l’électrique, les nuisances sonores diminuent et les rejets nocifs disparaissent.
Ce projet pilote est étroitement lié au Programme 36 de mobilité verte contenu dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Ce plan prévoit, à terme, que les véhicules électriques représentent 3 % des ventes annuelles de véhicules neufs dans le pays. Pour encourager cette transition, le gouvernement a déjà mis en place des exonérations fiscales significatives, allant jusqu’à 100 % pour l’importation de véhicules électriques neufs, et 90 % pour les modèles hybrides.
En électrifiant ses propres flottes, l’État togolais ne se contente pas d’encadrer la transition : il l’initie. Une stratégie cohérente qui place l’exemplarité au cœur de l’action publique.
La Rédaction

