23 pays africains se réunissent pour harmoniser les normes et protéger la santé publique
Cette semaine, Lomé a servi de plateforme pour un atelier régional rassemblant des représentants de 23 pays africains, dans le but de renforcer les réglementations sur le plomb dans les peintures. L’initiative, coorganisée par le ministère togolais de l’Environnement, le Lead Exposure Elimination Project et le Programme des Nations unies pour l’environnement, visait à partager les expériences nationales et à aligner les dispositifs légaux.
L’objectif est d’établir une feuille de route régionale pour éliminer progressivement le plomb dans les peintures d’ici 2050. L’atelier a mis l’accent sur la mise en application de la norme ECOSTAND 092 de la CEDEAO, qui fixe les limites de plomb autorisées dans les peintures, et sur la traduction des engagements politiques en normes contraignantes et harmonisées au niveau régional.
Les autorités togolaises alertent sur l’ampleur du problème : sur 27 échantillons analysés, 30 % dépassent la limite de 90 parties par million recommandée par l’OMS, et 7 % présentent des concentrations supérieures à 10 000 ppm. Selon Aoufoh Koffi Dimizou, secrétaire général du ministère de l’Environnement, « le saturnisme est une menace invisible qui touche nos foyers et nos écoles ».
Les experts ont insisté sur le fait que l’élimination du plomb dans les peintures ne constitue pas seulement un impératif sanitaire mais représente également une opportunité pour l’innovation industrielle, la compétitivité et la création d’emplois verts. À l’échelle mondiale, 815 millions d’enfants sont exposés au plomb, entraînant plus de 1,5 million de décès annuels liés aux maladies cardiovasculaires.
La Rédaction

