Dans le média, les femmes qui ont fait du journalisme leur passion et métier sont victimes de stéréotypes et préjugés. L’Association des Femmes Professionnelles des Médias (AFPM) s’est donné l’objectif d’éliminer ces stéréotypes sexistes dans se domaine.
« Moi par exemple, j’ai pendant des années été confrontée à l’opposition de certains hommes qui n’acceptaient pas d’échanger avec moi sur des sujets professionnels. Au niveau du personnel, certains collaborateurs ont eu du mal à accepter être dirigée par une femme, » témoigne Aimée Atana, directrice de Radio Azur, basée à Anié au centre du Togo.
Si certaines femmes ont la chance d’être directrice de média, la plupart de leurs consœurs sont privées de postes à responsabilité ou encore écartées de certaines tâches à causes de leur genre.
« Les préjugés et stéréotypes des femmes dans les médias ne sont malheureusement pas limités à l’exercice du métier de journalisme. On pense que les filles qui embrassent une carrière de journaliste ne peuvent pas être de bonnes femmes de foyers ni de bonnes mères » confie Eugène Gadedjisso Tossou, directrice d’AfrikElles Média.
Face à la persistance et l’ampleur des stéréotypes et préjugés dans les médias au Togo, l’AFPM s’engage à éliminer les stéréotypes sexistes dans les médias togolais et de promouvoir l’inclusion et l’égalité des femmes dans toutes les sphères médiatiques.
« Notre association s’est engagée à valoriser le travail des femmes dans les médias, encourager leur implication dans les processus de décision et de promouvoir l’égalité du genre dans les médias », a déclaré Elisabeth Apampa, journaliste directrice de IYé Media et présidente de l’AFPM-Togo.
L’AFPM se veut être une promotrice du digital dans le domaine médiatique en motivant les femmes du média sur l’importance du digital. « L’association cherche à mettre en lumière les opportunités offertes par le numérique, afin de favoriser l’autonomisation des femmes professionnelles des médias. La mission est de renforcer les compétences des femmes dans ce domaine et de créer un cadre propice à des échanges, dans un esprit de sororité et de partage d’expertise », affirme Hélène Martelot, directrice de Africa Rendez Vous Media, et responsable de la Mobilisation de l’AFPM-Togo.
L’association a lancé une sensibilisation en ligne pour encourager les journalistes à prendre des paroles sur les enjeux comme l’excellence dans le média et l’harcèlement. Elle a créé une plateforme « Le Carrefour des femmes professionnelles des médias ». l’association a initié un projet qui vise à répertorier les professionnelles des médias afin de mieux comprendre ce public et ses défis, ainsi que mieux orienter les actions de plaidoyer.
Créer en 2023, l’Association des Femmes Professionnelles des Médias (AFPM) a pour but d’éliminer les stéréotypes sexistes dans les médias togolais et de promouvoir l’inclusion et l’égalité des femmes dans toutes les sphères médiatiques.
En cette fin d’année 2024, l’association prévoit de mener dans le cadre de la journée de la lutte contre les violences faites aux femmes, une campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, en mobilisant les acteurs des médias et du public pour soutenir la lutte.
La Rédaction

