Le journalisme au Togo se meurt à petit feu. L’esprit critique quitte de plus en plus le métier laissant place à un alignement total sur les narratifs du gouvernement quant à ses actions et inactions. Luc Akpaki, journaliste et analyste politique à travers son livre « Du métier de journaliste dans une démocratie » analyse les causes et conséquences de cette situation dans l’émission ECHO DU TOGO de Roger AMEMAVOH.
« Le journaliste est un héraut qui rend compte des faits de société. Il est en même temps une sorte de sentinelle rappelant aussi bien au dirigeant qu’aux peuples la responsabilité des uns et des autres » explique Luc AKPAKI sur la question du rôle d’un journaliste dans une société. De renchérir, il continue en disant que « Le rôle du journaliste est donc primordial, fondamental parce que son travail permet de sédimenter les relations interpersonnelles et en même temps de comprendre où va le pays, où va la communauté, à quoi s’attendre… » Le constat serait qu’entre difficulté financière et puis manque de professionnalisme, l’excellence peine à prendre le dessus et puis à redonner les lettres de noblesses à ce métier. Avis partagé également par les gouvernants tout comme mentionné dans son bouquin, où l’auteur cite l’ancien ministre de la communication et des médias, le professeur AYEWOADAN qui également de son côté a eu à être confronté à ce problème après avoir essayé une série d’actions en son temps.
Dans son bouquin de 150 pages, « Du métier de journaliste dans une démocratie » il parle plus loin de ce que c’est que la responsabilité d’un dirigeant à l’égard du journaliste : « Il me semble à cet effet que la démarche la plus simple et la plus recommandable serait pour le dirigeant de cibler des journalistes chevronnés qu’il appuie conséquemment afin que ceux-ci créer de véritable entreprise de presse capable par leur efficacité et leur pertinence de montrer la voix à ceux qui languissent encore dans amateurisme et le sensationnelle. »
Il faut alors que le Togo créer des conditions optimales qui permettent l’épanouissement non seulement de ce métier là mais aussi de la population, car, pour Luc AKPAKI, « il est impératif pour le citoyen de s’informer, parce que s’il n’est pas informer, il ne peut se prononcer sur rien du tout, or en réalité, la construction de la nation incombe à tous les citoyens. »
Ainsi, Il ne peut avoir évolution de société sans l’activité journalistique qui permet d’éclairer la lanterne du peuple et de rappeler à chaque fois au citoyens sa responsabilité dans le processus de construction de nos communautés L’information qui est donc une denrée qui alimente et qui définit l’opinion, le positionnement social, les idées et toute la contribution d’un citoyen, elle se doit être impartiale et équilibrée, sans maquillage pour une meilleure animation de la vie sociale politique et économique du pays.
La Rédaction

