À Lomé, une nouvelle génération – majoritairement composée de jeunes et de femmes – se lance dans l’aquaculture urbaine. Des bassins de tilapia et de poisson-chat émergent dans les quartiers de Totsi, Adidogomé et Agoè, offrant une réponse locale à la pénurie protéique et aux défis économiques.
Contexte et dynamique
Le ministère de l’Agriculture et la FAO ont récemment publié un rapport confirmant une forte croissance de l’aquaculture au Togo, avec une augmentation de 57 % de la production entre 2020 et 2022. La distribution de millions d’alevins et la création d’un centre de recherche halieutique à Agbodrafo témoignent du soutien institutionnel accru.
Impact social et économique
L’aquaculture urbaine favorise l’autonomie alimentaire et économique des populations vulnérables, en particulier des femmes et des jeunes. Ce modèle améliore la résilience des citadins face à la hausse des prix des protéines animales et constitue un levier de développement durable.
Défis et perspectives
Parmi les défis, l’accès à l’eau potable, le suivi sanitaire des élevages et le financement restent cruciaux. Pourtant, cette activité présente un fort potentiel pour devenir une filière structurée et profitable, portée par les innovations locales et le soutien des pouvoirs publics.
L’aquaculture urbaine à Lomé est une véritable opportunité pour renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois et encourager une économie verte en milieu urbain. Ce secteur émergent mérite une attention renforcée.
La Rédaction

