Alors que le régime en place a promulgué une nouvelle Constitution malgré une vive contestation de l’opposition et de la société civile, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a tenu une conférence de presse ce mercredi 19 mars 2025 pour réaffirmer son opposition catégorique à ce texte. Déterminée à défendre la démocratie et l’État de droit, l’ANC annonce que la lutte contre cette réforme ne fait que commencer.
Une Constitution imposée contre la volonté du peuple
L’ANC a dénoncé avec force les conditions dans lesquelles cette nouvelle Constitution a été adoptée. « Ce texte a été imposé par un groupe de députés au mandat expiré, en violation flagrante de la Constitution de 1992 et contre la volonté du peuple togolais », a déclaré le secrétaire général du parti. « Il s’agit d’une manœuvre désespérée pour permettre à Faure Gnassingbé de se maintenir au pouvoir indéfiniment. »
Malgré les nombreuses protestations de la société civile, des partis politiques et de la diaspora togolaise, le régime a choisi d’ignorer les voix dissidentes. « Cette Constitution est illégitime et ne reflète en rien les aspirations du peuple togolais », a ajouté l’ANC. « Elle a été taillée sur mesure pour servir les intérêts d’un homme et d’un régime, au détriment de la démocratie et de la justice. »
Les articles 50 et 54 : une concentration inquiétante du pouvoir
Lors de la conférence de presse, l’ANC a mis en lumière les articles 50 et 54 de la nouvelle Constitution, qu’elle considère comme une menace pour l’équilibre des pouvoirs et la démocratie. L’article 50 confère au Président du Conseil des prérogatives étendues en matière de défense, de sécurité et de politique étrangère. « Ce texte concentre tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne, réduisant à néant les contre-pouvoirs », a expliqué l’ANC. « C’est une porte ouverte à l’autoritarisme. »
L’article 54, quant à lui, déséquilibre les relations entre l’exécutif et l’Assemblée nationale. « Le Président du Conseil peut dissoudre l’Assemblée nationale si le gouvernement n’obtient pas l’approbation de la majorité des députés, mais une motion de défiance contre le gouvernement nécessite une majorité des trois quarts des membres de l’Assemblée », a déploré l’ANC. « C’est une manœuvre pour rendre le gouvernement intouchable. »
L’ANC promet une résistance déterminée
Face à cette situation, l’ANC a réaffirmé sa détermination à combattre cette réforme constitutionnelle. « Nous ne resterons pas silencieux face à cette forfaiture », a martelé le secrétaire général du parti. « Nous continuerons à nous battre pour défendre la démocratie et l’État de droit au Togo. Cette Constitution ne sera jamais acceptée par le peuple, et nous ferons tout pour la faire tomber. »
L’ANC appelle à une mobilisation nationale et internationale contre cette « imposture ». « Nous demandons aux Togolaises et Togolais, ainsi qu’à la communauté internationale, de se joindre à notre lutte pour la démocratie et la justice », a déclaré l’opposition. « Nous ne pouvons pas laisser le régime piétiner nos droits fondamentaux et bafouer notre souveraineté. »
Une stratégie de résistance multiforme
L’ANC a annoncé la mise en place d’une stratégie de résistance multiforme pour contrer cette réforme constitutionnelle. « Nous utiliserons tous les moyens légaux et pacifiques à notre disposition pour faire entendre la voix du peuple togolais », a précisé le parti. « Manifestations, sit-in, campagnes de sensibilisation et actions juridiques : nous mènerons une lutte sans relâche contre cette Constitution illégitime. »
Le parti compte également renforcer sa coopération avec les autres formations politiques, les organisations de la société civile et la diaspora togolaise afin de coordonner leurs efforts. « Nous sommes plus forts ensemble », a insisté l’ANC. « L’union est notre meilleure arme contre cette dérive autoritaire. »
Un appel à la communauté internationale
Enfin, l’ANC a sollicité l’appui de la communauté internationale pour condamner les manœuvres du régime en place. « Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour rétablir la démocratie et l’État de droit au Togo », a déclaré le parti. « Le silence face à cette violation flagrante des principes démocratiques ne serait qu’une complicité tacite. »
L’ANC a appelé les organisations internationales, telles que l’Union africaine, la CEDEAO et les Nations unies, à intervenir pour empêcher le Togo de sombrer dans l’autoritarisme. « Le Togo ne peut pas devenir un État paria où les droits fondamentaux sont bafoués », a conclu le parti. « Nous comptons sur le soutien de la communauté internationale pour défendre la démocratie et la justice. »
La Rédaction

