Le projet de reconstruction, d’élargissement et de renforcement de la Route nationale n°1 franchit une nouvelle étape. Avant le démarrage des travaux sur le tronçon Togblécopé-Atakpamé, long de 145,5 kilomètres, les autorités accélèrent la préparation du terrain, notamment la libération de l’emprise routière. Une opération déterminante pour transformer cet axe stratégique en véritable corridor moderne de circulation.
La transformation de la Route nationale n°1 entre dans sa phase opérationnelle. Après les études et les préparatifs techniques, le chantier le plus important engagé sur le réseau routier togolais passe désormais par une étape sensible : la maîtrise de l’emprise foncière nécessaire aux travaux.
Dans la préfecture de Zio, les autorités locales ont engagé une campagne de sensibilisation auprès des populations installées aux abords de l’axe concerné. L’objectif est clair : permettre la libération progressive d’une bande de 70 mètres, conformément au cadre réglementaire en vigueur, afin de sécuriser le démarrage des travaux dans les délais prévus.
Cette phase préparatoire révèle l’ampleur du projet. Loin d’un simple réaménagement routier, il s’agit d’une refonte complète d’un axe considéré comme l’épine dorsale du transport terrestre national, reliant le sud du pays aux principales zones économiques de l’intérieur.
Une route pensée comme un corridor économique
Sur le tronçon Togblécopé-Atakpamé, la RN1 doit changer de dimension. Le projet prévoit son passage en boulevard à double chaussée, avec deux voies de circulation dans chaque sens, afin d’améliorer la fluidité du trafic et de renforcer la sécurité des usagers.
Entre Adéticopé, Davié, Lilicopé et Gamé, la future infrastructure intégrera une chaussée élargie à 14 mètres ainsi qu’un dispositif d’éclairage public. Dans les chefs-lieux de communes traversés par l’axe, cette largeur pourra atteindre 18 mètres. La section comprise entre l’échangeur d’Agoè-Nyivé et Togblécopé bénéficiera d’un aménagement encore plus important, avec une largeur prévue de 32 mètres.
Au-delà de la circulation quotidienne, le chantier répond à un enjeu économique majeur. La RN1 constitue un passage stratégique pour les échanges commerciaux, le transport de marchandises et la connexion entre les différents pôles d’activités du pays.
Le défi social de la libération des emprises
Comme tout grand projet d’infrastructure, l’élargissement de la route implique des conséquences sur les occupations existantes. Plusieurs habitations, commerces, ateliers, kiosques ou installations diverses situés dans l’emprise du projet sont appelés à être déplacés.
Les autorités assurent que les biens affectés feront l’objet d’un recensement, d’une évaluation et d’une indemnisation selon les procédures prévues. Une démarche destinée à concilier l’urgence du chantier avec la prise en compte des droits des personnes concernées.
Certains sites sensibles, notamment des cimetières situés à proximité de l’axe, seront également concernés par les travaux. Les responsables traditionnels ont ainsi été associés au processus afin d’accompagner les éventuelles opérations de déplacement conformément aux pratiques culturelles.
Une étape décisive avant le passage aux travaux
La sensibilisation engagée dans la région Maritime constitue donc bien plus qu’une campagne d’information. Elle marque le passage d’une phase administrative à une phase concrète du projet.
Les autorités locales misent désormais sur l’adhésion des populations pour éviter les blocages et permettre l’installation rapide des équipes techniques. Un comité de veille doit également être mis en place afin d’accompagner le suivi des décisions prises et de faciliter le dialogue entre les différents acteurs.
Avec ce chantier, le Togo ambitionne de moderniser l’un de ses axes les plus stratégiques et de renforcer les bases physiques de son développement économique. La réussite du projet dépendra désormais autant de la qualité des travaux que de la capacité à gérer efficacement sa dimension sociale.
La Rédaction

