Alors que l’année 2025 s’achève, le Togo laisse un bilan concret sur les plans économique et diplomatique, marqué par des réformes structurelles, des partenariats internationaux, une médiation continentale majeure et l’organisation d’un grand sommet panafricain à Lomé. Cette année aura permis au pays de renforcer sa place régionale et de consolider son attractivité malgré un contexte mondial incertain.
Une économie résiliente malgré des défis mondiaux
Croissance économique
En 2025, l’économie togolaise a continué d’afficher une croissance positive dans un contexte international difficile : le PIB réel devrait atteindre environ 5,0 % à 5,3 %. La production nationale est estimée à environ 10 à 10,5 milliards de dollars (USD) de PIB total pour 2025.
Rôle du secteur agricole
L’agriculture continue de contribuer de manière significative à l’économie nationale, avec des programmes d’investissement massifs et le soutien de partenaires internationaux. Ces initiatives visent à améliorer la productivité, renforcer les chaînes de valeur et créer plus de 70 000 emplois pour les producteurs locaux.
Investissements et emploi
En décembre 2025, un financement de 150 millions USD a été approuvé pour stimuler l’investissement privé, générer des emplois qualifiés et améliorer l’environnement des affaires. Ce programme pourrait mobiliser jusqu’à 800 millions USD de capitaux privés à moyen terme et améliorer l’emploi de 73 000 personnes sur cinq ans.
Inflation et stabilité macroéconomique
L’inflation devrait rester maîtrisée autour de 2,4 % en 2025, reflétant une politique monétaire prudente malgré les chocs externes.
Réformes structurelles et attractivité internationale
Les autorités togolaises ont poursuivi des réformes pour renforcer l’environnement des investissements, améliorer la gouvernance économique et stimuler les exportations. La participation active du Togo à la mise en œuvre d’accords régionaux comme la Zone de libre‑échange continentale africaine (AfCFTA) illustre une stratégie économique tournée vers l’intégration régionale et la croissance.
Une diplomatie active et reconnue
Médiation africaine en RDC
Le président Faure Gnassingbé a joué un rôle central en 2025 en étant désigné médiateur par l’Union africaine pour la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Sa mission, saluée par l’ONU et l’Union européenne, s’est déroulée à travers des rencontres clés pour harmoniser les initiatives de paix et renforcer les mécanismes de résolution pacifique des tensions. Ce travail diplomatique a également impliqué des consultations avec plusieurs capitales africaines et internationales.
Sommet panafricain à Lomé
Du 8 au 12 décembre 2025, Lomé a accueilli le 9ᵉ Congrès panafricain, un événement majeur pour le renouveau du panafricanisme et le rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales. Le sommet a réuni près de 1 000 participants, dont des chefs d’État, des représentants de la diaspora africaine, des universitaires et des acteurs sociaux. Des sessions ministérielles ont porté sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et l’adaptation des institutions financières internationales aux réalités africaines.
Engagement pour la diaspora
Le Togo a également participé au Sommet de la Diaspora à Accra en décembre 2025, renforçant son rôle dans la mobilisation de la diaspora africaine en faveur du développement continental.
Perspectives et défis pour 2026
Malgré des réalisations substantielles, des défis restent à relever : accroître l’emploi des jeunes, diversifier davantage l’économie, renforcer les capacités industrielles et garantir une inclusion sociale plus forte. Le Togo doit aussi poursuivre son travail de diplomatie active tout en consolidant ses partenariats internationaux pour attirer des investissements durables.
La Rédaction

