Région des Plateaux (Togo), juin 2025 – Face à une série de décès humains causés par des morsures de chiens errants, les autorités togolaises tirent la sonnette d’alarme. La rage, maladie virale presque toujours mortelle une fois déclarée, refait surface dans les préfectures d’Ogou, Haho, Amou, Kpélé, Moyen-Mono, Anié et Est-Mono. Le gouvernement appelle à une mobilisation urgente pour éviter que l’épidémie ne se propage davantage.
« La vie humaine est en danger. Nous devons agir sans attendre. » Cette mise en garde du gouverneur Général Dadja Maganawé reflète la gravité de la situation dans cette région centrale du Togo.
Une menace mortelle mais évitable
Transmise par la salive d’animaux infectés, la rage tue encore faute de réflexes sanitaires adaptés. Trop souvent, les victimes ne consultent pas ou tardent à se rendre dans un centre de santé. Pourtant, des mesures simples permettent d’éviter le pire : vaccination annuelle des animaux, lavage immédiat des plaies, consultation rapide.
Le laxisme dans la surveillance des animaux domestiques est pointé du doigt. « Trop d’animaux circulent librement sans être vaccinés. C’est un danger pour toute la population », déplore le gouverneur.
L’État veut contenir l’épidémie
Face à la gravité de la situation, les autorités togolaises lancent un appel clair à la population :
• Faire vacciner tous les animaux domestiques ;
• Éviter toute divagation d’animaux ;
• Se rendre rapidement dans un centre de santé en cas de morsure ;
• Signaler tout comportement suspect chez un animal.
Des campagnes de vaccination sont en cours, soutenues par les services vétérinaires, tandis que les chefs canton, mairies et comités locaux sont appelés à jouer un rôle actif dans la sensibilisation.
Le révélateur d’une faille sanitaire
Cette résurgence de la rage met en lumière des carences persistantes dans la gestion sanitaire du pays, notamment dans les zones rurales. L’enjeu dépasse la seule urgence : il s’agit d’instaurer une culture de la prévention, en associant étroitement santé humaine et santé animale.
L’État veut éviter que les Plateaux ne deviennent l’épicentre d’une crise nationale. Pour cela, il faudra bien plus qu’un appel à la vigilance : une action coordonnée, rapide et soutenue dans la durée.
La Rédaction

