Une nouvelle loi vise à sécuriser les signes monétaires de l’UEMOA et prévenir le faux-monnayage, enjeu stratégique pour l’économie régionale.
Au Togo, la protection de la monnaie commune et la lutte contre la délinquance financière passent à la vitesse supérieure. Le pays se dote d’un cadre légal plus strict pour contrer le faux-monnayage, les falsifications et toute atteinte aux signes monétaires dans l’ensemble des États de l’UEMOA.
La loi définit clairement les infractions et les sanctions : fabrication illégale de billets, reproduction totale ou partielle des signes monétaires, détention et circulation de billets contrefaits, ainsi que dégradation des signes de cours légal. Elle renforce également les prérogatives de la BCEAO, en charge de centraliser les billets saisis et de coordonner la lutte régionale contre ces infractions.
Pour le Togo, dont le Port Autonome de Lomé joue un rôle stratégique dans le commerce régional, la sécurisation de la monnaie est un levier majeur pour préserver la confiance des acteurs financiers et des consommateurs. Cette réforme s’inscrit dans une dynamique sous-régionale pour harmoniser la protection monétaire et sécuriser le système économique face aux pratiques frauduleuses.
En contexte, le texte avait été adopté par l’Assemblée nationale le 10 mars 2026, lors de la première session extraordinaire de l’année, en présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, et sous la présidence de Komi Sélom Klassou. Cette loi complète également la récente régulation du secteur de la microfinance, visant à renforcer la transparence et la protection des épargnants.
« Cette démarche illustre la volonté du Togo et de l’UEMOA de construire un système financier résilient, sécurisé et crédible, capable de soutenir le développement économique et la confiance des citoyens », a déclaré Essowè Georges Barcola.
La Rédaction

