La Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) interpelle les autorités togolaises et exige la publication des conclusions de l’enquête sur l’attaque survenue le 29 septembre 2024 au siège de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) à Lomé. Dans un communiqué publié le 30 janvier 2025, la coalition de l’opposition met en garde contre toute tentative d’étouffement de l’affaire.
L’agression s’est déroulée lors d’une rencontre citoyenne animée par le député sénégalais Guy Marius Sagna. Des individus armés ont fait irruption, semant le chaos et blessant gravement plusieurs participants, dont des députés et des journalistes. Malgré la présence d’une patrouille de la gendarmerie à proximité, aucune intervention n’a été effectuée, permettant aux assaillants de s’enfuir sans encombre, souligne la DMP dans son communiqué.
Les conséquences de cette attaque sont lourdes : plusieurs blessés graves, des équipements de journalistes détruits, des véhicules endommagés et des vols d’objets personnels, notamment des documents importants appartenant au député Sagna. À la suite de cet événement, le gouvernement avait annoncé l’ouverture d’une enquête, mais quatre mois plus tard, aucun résultat n’a été communiqué. Ce silence alimente les interrogations et la méfiance de l’opposition.
La DMP dénonce une fois de plus l’opacité des enquêtes sur les violences visant les opposants politiques. Elle constate que ces affaires aboutissent rarement, tandis que celles impliquant des citoyens critiques envers le régime sont, selon elle, traitées avec rapidité et sévérité.
Face à cette situation, la coalition appelle les autorités à rendre justice aux victimes de l’attaque et insiste sur la nécessité de mettre fin à l’impunité.
La Rédaction

