Depuis plus de deux semaines, les communautés rurales du Kpendjal, dans le nord du Togo, vivent une véritable tragédie agricole. Le fleuve Sanssargou est sorti de son lit, provoquant de graves inondations qui ont englouti des hectares entiers de cultures. Résultat : les récoltes sont perdues et les investissements des producteurs se sont effondrés en un instant.
Des terres agricoles sous l’eau
Dans la localité de Mandouri, le fleuve Oti a lui aussi débordé, aggravant la désolation. Selon les témoignages recueillis dans Kpendjal 2, plus de 300 mètres de terres agricoles ont été submergés. Les champs de maïs, de sorgho et de riz sont désormais impraticables.
« Nos cultures sont sous l’eau depuis deux semaines et ce n’est plus possible d’espérer quelque chose. Tout pourrit. Nous attendons que l’eau se retire pour voir si nous pouvons relancer le niébé, ou sinon attendre octobre-novembre pour les cultures de contre-saison », expliquent des producteurs affectés.
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Une agriculture menacée
Au-delà de la perte immédiate, cette catastrophe plonge des centaines de familles rurales dans l’incertitude. La sécurité alimentaire est menacée et l’économie locale, déjà fragile, vacille.
L’urgence d’une stratégie durable
Pour éviter la répétition de telles crises, des experts préconisent la mise en place de barrages de rétention d’eau. Ces infrastructures permettraient non seulement de limiter les inondations, mais aussi de stocker l’eau excédentaire pour les cultures de contre-saison.
Ce modèle renforcerait la résilience des communautés agricoles, réduirait la dégradation des terres et assurerait une production alimentaire plus stable.
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Un appel aux autorités et aux partenaires
La situation appelle à une action urgente. Les producteurs du Kpendjal espèrent un engagement ferme des autorités nationales et des partenaires au développement pour investir dans la gestion durable des ressources en eau et protéger les zones à fort potentiel agricole.
La Rédaction

