De passage à Paris, Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la DMP (dynamique pour la majorité du peuple) à la tête de la CDPA (Convention démocratique du peuple) et élue député il y a six mois, à livrer au micro de Magali Lagrange dans l’emission Le Grand Invité Afrique, les critiques par sur la nouvelle constitution qui a introduit le Togo dans la Ve république. Un texte qui continue de susciter la colère d’une partie de l’opposition et de la société civile.
Promulgué en mai 2024, le Togo est rentré dans la Ve république, passant d’un régime présidentiel à un régime parlementaire qui supprime l’élection présidentielle au suffrage universel. Six mois plus tard, le texte non soumis au référendum, suscite encore la colère d’une partie de l’opposition et de la société civile. « Le peuple n’est pas d’accord avec ce que vous faites, le peuple n’accepte pas ce coup d’Etat constitutionnel » qui serait un moyen pour le président Faure Gnassingbé de continuer à diriger le pays sans limitation de mandat. « Le prochain président de la république qui est totalement dépouillé de tout pouvoir, ne sera pas élu par le peuple au suffrage universel direct. Mais il y ‘a pire, celui qui va détenir désormais tous les leviers du pouvoir ne sera pas un élu non plus, il sera tout simplement désigné par le parti, dire majoritaire ».
Six mois plus tard, alors que toutes les nouvelles institutions ne sont pas encore en place, Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson affirme ne rien fait « pour aider à mettre en place les institutions de cette Ve république. Je ne contribuerai pas à la mise en place de ces institutions, je dénoncerais au contraire ». Pour elle c’est la raison même de sa présence à l’Assemblée. « Engagée dans un combat et tous les espaces qui se présentent à nous nous devons les investir ».
Elle a fait un clin d’œil sur la réunion organisée le 29 septembre 2024 en présence du député sénégalais Guy Maruis Sagna, interrompue par des violences où plusieurs personnes ont été blessées pour expliquer l’inaction du peuple togolais pour dire non à ce changement de constitution « les togolais ne veulent pas, ils le savent très bien qu’en volant manifester, ils vont se faire massacrer, ils savent très bien que le régime exploite l’actuel loi sur la liberté de manifester, pour empêcher toute manifestation ».
« Notre problème aujourd’hui ce n’est pas de changer de régime politique mais c’est de faire en sorte que notre pays soit gouverné démocratiquement » Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson.
La Rédaction
Togo. « Ils savent très bien qu’en volant manifester, ils vont se faire massacrer » Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson
Temps de lecture : 2 minutes
Leave a Comment

