L’huile de coco, ingrédient très prisé dans la cuisine togolaise et ouest-africaine, fait l’objet d’une attention particulière depuis la publication récente d’une étude scientifique relayée par Togo Presse ce 30 juin 2025. Cette étude dresse un bilan mitigé sur l’impact de cette huile naturelle sur la santé cardiovasculaire, en particulier sur le cholestérol.
Une étude au cœur des débats
La revue scientifique, compilant 26 études menées entre 2020 et 2025, met en lumière deux effets majeurs de l’huile de coco sur le profil lipidique :
• Une augmentation significative du cholestérol LDL, connu comme le « mauvais cholestérol », qui favorise le risque de maladies cardiaques.
• Une augmentation concomitante du cholestérol HDL, le « bon cholestérol », qui aide à protéger le système cardiovasculaire.
Par ailleurs, l’étude note une tendance à la baisse des triglycérides sanguins, un autre facteur important pour la santé du cœur.
Quels impacts pour la population togolaise ?
Ces résultats invitent à la prudence. Si l’huile de coco reste un produit naturel et traditionnel, sa forte teneur en graisses saturées peut contribuer à l’élévation du cholestérol LDL, surtout chez les personnes présentant déjà des facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension, diabète, antécédents familiaux).
Les experts conseillent donc une modération dans sa consommation, au profit d’huiles plus riches en acides gras insaturés, comme l’huile d’olive, l’huile de colza ou l’huile d’arachide, également accessibles localement.
Vers une alimentation plus équilibrée
Pour préserver la santé cardiovasculaire, il est recommandé d’adopter un régime alimentaire équilibré, intégrant davantage de légumes, fruits frais, céréales complètes et protéines maigres, tout en limitant les graisses saturées.
Au Togo, cette information est cruciale pour orienter les choix alimentaires des citoyens, dans un contexte où les maladies non transmissibles liées au mode de vie progressent.
L’huile de coco peut continuer à être utilisée dans la cuisine togolaise, mais avec modération, en tenant compte des nouvelles données scientifiques. La sensibilisation sur ces enjeux nutritionnels est essentielle pour prévenir les risques cardio-vasculaires au sein de la population.
La Rédaction

