Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) tire la sonnette d’alarme. Alors que l’inclusion financière s’impose comme un levier stratégique de développement au Togo, l’institution publique se dit préoccupée par la prolifération de formations non autorisées opérant sous son nom.
Selon un communiqué officiel, des individus ou groupements s’arrogent le droit de former des citoyens en se présentant comme partenaires du FNFI. Problème : ces formations, souvent payantes, n’ont jamais été reconnues ni validées par la structure.
Un cadre bien défini, régulièrement contourné
Le FNFI rappelle que seules trois entités sont habilitées à dispenser ses formations : les agents mandatés du fonds, les représentants des structures partenaires de services financiers (PSF), et les membres de la Fédération des Bénéficiaires des Services Financiers (FEBESEF). En dehors de ces cadres bien identifiés, aucune session de formation ne peut être considérée comme officielle.
Autre précision capitale : toutes les formations du FNFI sont gratuites et soumises à une inscription préalable. L’exigence de frais par des tiers constitue donc une escroquerie caractérisée.
Appel à la prudence et à la dénonciation
Face à cette situation préoccupante, le FNFI exhorte les citoyens à redoubler de prudence. Pour vérifier l’authenticité d’une formation, les bénéficiaires potentiels sont invités à se rapprocher des bureaux préfectoraux, des institutions partenaires reconnues ou encore des antennes régionales de la FEBESEF.
L’institution prévient par ailleurs que les personnes impliquées dans ces pratiques frauduleuses s’exposent à des sanctions judiciaires.
Une vigilance nécessaire pour préserver la confiance
En rappelant que l’inclusion financière repose sur la confiance, la transparence et le respect des procédures, le FNFI entend barrer la route à ceux qui cherchent à en tirer profit de manière illégale. Ce rappel à l’ordre vise à protéger les populations, souvent vulnérables, de dérives qui pourraient freiner leur accès légitime aux services financiers.
La Rédaction

