Le Togo accélère sa transition écologique avec des projets ambitieux. Parmi eux, le programme porté par l’Institut Mondial pour la Croissance Verte (GGGI) et soutenu par le Fonds Vert pour le Climat (GCF) vise à transformer les infrastructures urbaines et rurales. Mais ces initiatives suffiront-elles à ancrer durablement le pays dans une économie verte ?
Un plan ambitieux pour des infrastructures écologiques
En partenariat avec le GGGI, le Togo mise sur le développement d’infrastructures respectueuses de l’environnement. Le projet de Transports Urbains à Faibles Émissions (TUFE), déployé dans le Grand Lomé, est l’une des pierres angulaires de cette politique. Doté d’un financement de 50 millions de dollars (plus de 31 milliards de FCFA), ce programme vise à moderniser les transports publics en intégrant des solutions écologiques.
L’objectif est double : réduire l’empreinte carbone de la capitale et améliorer la qualité de vie des habitants en proposant une alternative aux moyens de transport traditionnels, souvent polluants et vétustes.
Vers une mobilité plus verte et une agriculture durable
Le Togo ne se limite pas aux infrastructures urbaines. Une attention particulière est également portée au secteur agricole, avec des initiatives visant à favoriser une agriculture résiliente au changement climatique. Parmi ces projets, l’introduction de pompes d’arrosage solaires pour l’irrigation. Ces systèmes écologiques permettent aux agriculteurs d’avoir un accès fiable à l’eau sans dépendre des combustibles fossiles, réduisant ainsi les coûts et les impacts environnementaux.
Cette approche novatrice vise à améliorer la productivité tout en préservant les ressources naturelles, en particulier l’eau, essentielle à la vie des paysans.
Un changement durable ou un simple pari ?
Ces efforts s’inscrivent dans la feuille de route gouvernementale “Togo 2025”, qui ambitionne une croissance durable et inclusive. Cependant, plusieurs défis demeurent :
• Le coût des technologies vertes : malgré les incitations, l’accessibilité reste un frein majeur pour de nombreux agriculteurs et citadins.
• Les infrastructures de recharge et d’irrigation : bien que des avancées aient été réalisées, ces infrastructures restent insuffisantes pour une couverture optimale du pays.
• L’adhésion de la population : la transition dépendra aussi de la volonté des citoyens et des acteurs économiques à adopter de nouvelles pratiques, que ce soit en agriculture ou dans la mobilité.
Si ces projets portent leurs fruits, le Togo pourrait devenir un modèle de transition écologique en Afrique de l’Ouest. Mais la route vers un avenir durable reste semée d’embûches.
La Rédaction

