Pendant longtemps, l’eau et l’hygiène ont été des promesses lointaines pour les habitants de Kpendjal 2, au nord du Togo. Aujourd’hui, ce sont des infrastructures qui arrivent, discrètes mais décisives. Dans sept villages isolés, ce sont les bases mêmes de la dignité humaine qui sont en train d’être rétablies.
L’eau, source de justice
À Natchambonga, Yiegou, ou encore Naliegou, les travaux ont débuté pour installer des forages à énergie solaire. Pour des populations longtemps contraintes à survivre entre sécheresse, insalubrité et longues marches vers les points d’eau, cette avancée est une rupture. Plus qu’un chantier hydraulique, c’est une réparation historique : celle d’un droit fondamental trop longtemps dénié.
Latrines familiales : restaurer l’intimité, protéger les corps
En parallèle, la construction de 105 latrines familiales vient répondre à une urgence silencieuse. En milieu rural, où la défécation à l’air libre reste fréquente, l’absence de solutions d’assainissement affecte lourdement la santé publique. Ces nouvelles infrastructures ne sont pas un luxe, mais une ligne de défense contre les maladies, et un marqueur clair de respect envers les familles.
Une logique de proximité
L’approche adoptée repose sur un ciblage précis : ce sont les localités les plus marginalisées qui bénéficient en premier de ces équipements. Les villages de Kontenga, Gbentchale, Sabenfoanou et Saguidjoaga rejoignent ainsi une dynamique de rééquilibrage territorial. Car dans la région des Savanes, où les écarts avec les zones plus développées du pays restent criants, chaque forage est une victoire contre l’exclusion.
Plus qu’un chantier : un pacte avec le territoire
Ces actions s’inscrivent dans un effort national plus large, visant à faire de l’égalité d’accès aux services de base une réalité concrète. Ici, il ne s’agit pas de projets vitrines, mais d’un retour à l’essentiel : permettre à chaque citoyen, où qu’il vive, de vivre dans des conditions dignes.
La Rédaction

