L’intégration des marchés agricoles en Afrique de l’Ouest franchit une nouvelle étape avec le renforcement du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA). Porté par un partenariat entre le Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF) et le Fonds international de développement agricole (FIDA), le dispositif élargit désormais son champ d’action au Togo et au Bénin avec une approche plus structurée et orientée vers la durabilité.
Une agriculture plus résiliente et écologiquement responsable
Le programme intègre de manière systématique les dimensions environnementales, climatiques et sociales dans l’ensemble de ses interventions. Concrètement, un mécanisme de collecte et d’analyse des données climatiques sera déployé afin d’évaluer l’impact réel des projets sur les écosystèmes et les communautés rurales.
Financé sur une période de six ans, le PRIMA ambitionne de restaurer les terres dégradées, d’améliorer la gestion durable de l’eau et de promouvoir des solutions fondées sur la nature. L’objectif stratégique est double : renforcer la sécurité alimentaire et réduire la vulnérabilité climatique des petits producteurs, particulièrement exposés aux aléas environnementaux.
Corridors transfrontaliers : levier économique majeur
Au-delà de l’enjeu écologique, le programme vise une transformation économique tangible. Une hausse de 30 % des échanges agricoles entre le Togo et le Bénin est attendue le long des corridors transfrontaliers ciblés.
Pour atteindre cet objectif, plusieurs actions prioritaires sont prévues :
– aménagement d’infrastructures agricoles structurantes
– développement de zones économiques planifiées
– réhabilitation des pistes rurales afin de fluidifier la circulation des produits
En consolidant les chaînes de valeur agricoles et en facilitant les flux commerciaux, le PRIMA se positionne comme un instrument clé d’intégration régionale et de dynamisation de l’entrepreneuriat rural.
À terme, l’ambition est claire : faire des corridors agricoles Togo–Bénin des espaces compétitifs, résilients et capables de soutenir une croissance durable à l’échelle sous-régionale.
La Rédaction

