Le secteur sanitaire au Togo est aujourd’hui confronté à deux nombreux défis dus au manque de dermatologues dans le pays, poussant ainsi la Société togolaise de Dermatologie (SOTODERM) à s’exprimer sur leurs préoccupations en rapport avec le sujet.
Selon le média RFI, le manque de praticiens en dermatologie est cruellement constaté en Afrique et principalement au Togo. À l’occasion des secondes Assises de la télé-dermatologie organisée à Lomé, au Togo, fin juin 2019, par la Fondation Pierre Fabre, Raphaëlle Constant est allée à la rencontre de patients et de médecins, pour faire le point sur l’accès à la dermatologie. Selon republicoftogo, le Togo ne compte actuellement qu’une vingtaine de dermatologues dont la majorité est concentrée à Lomé. Cette inégale répartition des dermatologues dans le pays prive une grande partie de la population des soins de la peau.
C’est un vrai problème, déplore le Professeur Vincent Pitché, chef du service de dermatologie du CHU Sylvanus Olympio. Le président de la SOTODERM pense qu’ :« Un de nos principaux problèmes est le manque de ressources humaines. Nous devons renforcer la formation des dermatologues et plaider pour que les dermatologues formés soient répartis sur l’ensemble du territoire. » À l’instar du déficit du personnel soignant en dermatologie, Vincent PITCHE a également mis en avant, la pénurie de médicaments spécifiques à la dermatologie, un facteur fulgurant justifiant ce manque.
« Nous manquons de médicaments spécifiques, notamment les nouveaux médicaments très efficaces qui sont déjà prescrits en Europe et aux États-Unis. Il est essentiel de trouver des moyens pour faciliter leur importation », a plaidé Vincent Pitché. Les quelques dermatologues dont dispose le pays exercent pour la plupart dans les cliniques privées avec des frais de consultations élevées qu’une grande partie des patientes ne peuvent débourser. Les jeunes étudiants en médecine sont donc encouragés à embrasser cette branche.
La Rédaction

