Le président de l’Assemblée nationale togolaise, Kodjo Adédzé, participe depuis le 15 avril 2025 à Brazzaville à la 16ᵉ Conférence des présidents d’Assemblée et de section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). À la tête d’une délégation parlementaire togolaise, il prend part à une série d’échanges où la préservation des forêts africaines occupe une place centrale.
Des parlements mobilisés pour la forêt
Durant cette rencontre de haut niveau, les chefs de délégations venus de plusieurs pays francophones du continent se penchent sur les stratégies de protection des écosystèmes forestiers africains, dont l’importance dépasse largement les frontières nationales. La forêt du Bassin du Congo, deuxième poumon vert mondial après l’Amazonie, est au cœur des débats. Déforestation, exploitation illégale du bois, changement climatique : les défis sont immenses.
Les parlementaires cherchent à renforcer leur rôle dans la gouvernance environnementale. En effet, au-delà des discours, il s’agit de mettre en œuvre des politiques publiques efficaces, de voter des lois adaptées et de contrôler leur application.
Le Togo veut peser dans le débat environnemental
Pour Kodjo Adédzé, cette conférence représente bien plus qu’une rencontre protocolaire. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée du Togo de jouer un rôle actif dans les dynamiques régionales en matière de développement durable. Dans son intervention, il a rappelé les engagements pris par le Togo lors de précédentes conférences climatiques internationales, tout en soulignant l’urgence de renforcer la coopération parlementaire pour enrayer la dégradation des forêts.
Les parlementaires togolais ont également partagé les efforts menés au niveau national : reboisement, encadrement de l’exploitation forestière, sensibilisation des populations rurales, mais aussi partenariat avec des ONG et des institutions internationales.
Vers une diplomatie parlementaire verte
La Conférence de Brazzaville ne se limite pas à des considérations environnementales. Elle reflète une montée en puissance de la diplomatie parlementaire africaine dans les enjeux globaux. L’Assemblée parlementaire de la Francophonie devient ainsi un levier pour faire entendre la voix du continent sur la scène internationale, particulièrement dans les débats relatifs au climat et à la justice environnementale.
En se tenant aux côtés de ses homologues africains, Kodjo Adédzé inscrit l’action parlementaire togolaise dans une logique de solidarité régionale et de responsabilité collective. Une démarche qui souligne que l’avenir des forêts africaines se joue aussi dans les hémicycles.
La Rédaction

