Confronté à deux épidémies simultanées, le Tchad cherche à renforcer sa réponse sanitaire. La dengue touche désormais six provinces, tandis que le choléra continue de faire des victimes. Face à cette situation, le président Mahamat Idriss Déby Itno demande un plan de riposte doté de moyens financiers précis, alors que le pays doit également se préparer au risque d’importation d’Ebola.
Au Tchad, la multiplication des urgences épidémiologiques impose une mobilisation accrue des autorités sanitaires. Lors d’une réunion tenue récemment à N’Djamena, le président Mahamat Idriss Déby Itno a demandé au gouvernement d’élaborer un plan de riposte chiffré contre la dengue, en privilégiant les territoires les plus touchés et le renforcement des opérations de lutte contre les moustiques.
Cette décision intervient alors que le pays doit simultanément maîtriser la propagation du choléra et consolider sa surveillance face aux risques sanitaires régionaux.
La dengue progresse dans six provinces
Selon le bilan présenté le 26 octobre, le Tchad a recensé 4 004 cas suspects de dengue, dont 311 confirmés, et 11 décès. L’épidémie touche six provinces, notamment le Wadi-Fira, le Ouaddaï et la capitale N’Djamena.
Les autorités entendent intensifier la surveillance, les campagnes de sensibilisation et les opérations de lutte antivectorielle. L’élimination des eaux stagnantes, où se reproduisent les moustiques, constitue également un élément essentiel de la prévention.
La réponse nécessitera une coordination entre les services sanitaires, les collectivités territoriales et les communautés locales.
Le choléra reste une autre urgence
Parallèlement, le pays demeure confronté au choléra. Au 21 octobre, les autorités faisaient état de 1 395 cas cumulés et de 58 décès, principalement dans la capitale et certaines localités des provinces du Hadjer-Lamis et du Lac.
Cette maladie, liée notamment à la consommation d’eau ou d’aliments contaminés, souligne l’importance de l’accès à l’eau potable, de l’assainissement et d’une prise en charge médicale rapide.
Anticiper la menace d’Ebola
À ces deux épidémies s’ajoute la nécessité de prévenir une éventuelle introduction du virus Ebola, déjà signalé dans plusieurs pays africains. Aucun cas n’a été confirmé au Tchad, mais le chef de l’État a demandé une vigilance renforcée aux frontières et aux points d’entrée.
Pour N’Djamena, l’enjeu dépasse la réponse immédiate aux épidémies. Il s’agit de disposer de moyens humains, financiers et logistiques capables de garantir une surveillance continue et une intervention rapide dans les provinces.
La Rédaction

