Proclamée épicentre de la reconstruction nationale, Alep cherche à renaître de ses ruines sous l’impulsion du président par intérim Ahmad al-Sharaa.
Lors d’une récente visite hautement symbolique à Alep, le président par intérim syrien, Ahmad al-Sharaa, a déclaré depuis le centre-ville que « la guerre contre les tyrans est terminée » et qu’une nouvelle bataille commence : celle « contre la pauvreté et la faim ». Il a également annoncé le lancement officiel de la reconstruction, espérant faire d’Alep « le plus grand phare économique » du pays.
Longtemps considérée comme la capitale industrielle de la Syrie, Alep a été durement frappée par quatorze années de guerre civile. Aujourd’hui, ses bâtiments en ruines et ses infrastructures à terre rappellent l’ampleur du désastre. Pourtant, c’est ici que le régime veut désormais incarner une renaissance nationale.
Ce discours intervient dans un contexte diplomatique changeant. Les États-Unis viennent d’annoncer un assouplissement partiel des sanctions économiques visant le régime syrien. Ce signal, bien que modeste, ravive les espoirs de Damas d’attirer de nouveaux investissements étrangers, notamment en provenance des pays du Golfe.
Mais le défi reste immense. La majorité des habitants d’Alep vivent encore dans la précarité. Le réseau électrique, les hôpitaux, les écoles et les routes nécessitent une reconstruction complète. La paix reste fragile, et la méfiance des acteurs internationaux demeure vive.
Pourtant, dans ce décor de ruines, le pouvoir syrien parie sur Alep pour écrire un nouveau chapitre. Non plus celui de la guerre, mais celui d’une résilience économique encore à bâtir.
La Rédaction

