Après dix ans d’enquête et un premier acquittement, la justice suisse a confirmé en appel la relaxe de Michel Platini et Sepp Blatter. La cour d’appel de Muttenz n’a pas suivi le parquet, qui demandait un an et huit mois de prison avec sursis.
Une affaire qui a bouleversé le football mondial
L’affaire remonte à 2011, lorsque Michel Platini avait reçu un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) de la FIFA, alors dirigée par Sepp Blatter. L’accusation parlait d’une “fausse facture”, tandis que les deux hommes assuraient qu’il s’agissait d’un “accord de gentlemen” oral, datant de la période 1998-2002 où Platini conseillait Blatter.
Cette affaire a coûté cher à Platini, dont la carrière dans les hautes sphères du football s’est brutalement arrêtée. Alors qu’il semblait destiné à présider la FIFA, il a été mis à l’écart, un scénario qu’il a toujours dénoncé comme une manœuvre politique.
La justice suisse tranche en faveur des accusés
Comme en première instance, le tribunal a estimé que l’escroquerie n’était “pas établie avec une vraisemblance confinant à la certitude”. La cour d’appel a donc relaxé les deux hommes, considérant que le parquet n’avait pas apporté de preuves suffisantes pour démontrer une fraude.
L’accusation avait tenté de faire planer un soupçon de corruption en rappelant que Platini avait soutenu la réélection de Blatter en 2011. Mais même le procureur avait reconnu que cette hypothèse restait “non prouvée”.
Une victoire judiciaire, mais un avenir toujours incertain
Avec cette relaxe, Michel Platini et Sepp Blatter tournent la page judiciaire d’un dossier qui a marqué l’histoire du football. Mais leur image restera à jamais entachée par cette affaire, qui a bouleversé l’équilibre du pouvoir à la FIFA.
La Rédaction

