Dans la région instable du Darfour, un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’UNICEF a été pris pour cible. Cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées.
Un convoi composé de 15 camions, transportant des vivres et produits nutritionnels depuis Port-Soudan, a été violemment attaqué lundi soir alors qu’il approchait de la ville d’El Fasher, dernier bastion militaire encore sous contrôle gouvernemental au Darfour.
Selon le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, les itinéraires avaient pourtant été communiqués à l’avance à toutes les forces présentes sur le terrain. Malgré cela, plusieurs camions ont été incendiés, et l’aide destinée aux civils n’a jamais pu être livrée. Il s’agissait du premier convoi de l’ONU à tenter d’atteindre El Fasher depuis plus d’un an.
« Cette attaque est une tragédie. Les véhicules étaient clairement identifiés comme humanitaires. S’en prendre à une telle mission est tout simplement inacceptable », a déclaré Eva Hinds, porte-parole de l’UNICEF.
Le Programme alimentaire mondial et l’UNICEF ont réclamé l’ouverture immédiate d’une enquête. Pour l’heure, aucune responsabilité formelle n’a été attribuée, les deux factions en conflit au Soudan se rejetant la faute.
Alors que la guerre ravage le pays depuis plus de deux ans, le nouveau chef du gouvernement, Kamil Idris, a promis de restaurer la paix. Mais l’attaque de ce convoi illustre une fois de plus l’extrême fragilité de la situation sécuritaire.
La Rédaction

