Le général Abdel-Fattah al-Burhan a écarté la dernière proposition de cessez-le-feu présentée par les médiateurs du “Quad” (États-Unis, Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis), la qualifiant de texte “le plus mauvais à ce jour”. Cette position durcit encore un conflit qui ravage le pays depuis plus de deux ans et a déjà provoqué plus de 40 000 morts et plus de 14 millions de déplacés.
Dans une vidéo diffusée dimanche, le chef de l’armée soudanaise a accusé les médiateurs de “partialité” et dénoncé un plan qui, selon lui, “affaiblit l’armée”, “dissout les services de sécurité” et “légitime la milice des FSR”. La proposition prévoit un cessez-le-feu humanitaire de trois mois suivi d’un processus politique de neuf mois, un schéma que les FSR ont accepté après les accusations d’exactions à el-Fasher, au Darfour.
Alors que Washington se dit prêt à renforcer son engagement — une priorité réaffirmée récemment par Donald Trump —, al-Burhan pointe du doigt les Émirats arabes unis, estimant que leur présence dans la médiation compromet sa crédibilité. Abou Dhabi nie tout soutien aux FSR, malgré plusieurs rapports américains allant dans ce sens.
L’ONU, par la voix d’Antonio Guterres, appelle à une trêve immédiate, à des négociations directes et à un accès humanitaire sans entrave. Mais al-Burhan réaffirme ne vouloir accepter aucun accord tant que les FSR n’auront pas quitté les zones civiles, déclarant : “Nous ne rejetons pas la paix, mais personne ne peut nous imposer de conditions.”
La Rédaction

